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Dhimmitude (2) : le « pacte »

Déc 15, 2022

Dhimmitude (2) : le « pacte »

Voici le pacte d’Omar, qui explique la soumission des dhimmi. Il se présente comme une lettre écrite par des dhimmi au calife ou au général musulman ayant conquis la ville ou la région. Le texte ci-dessous est extrait du livre de A. Fattal, document de référence [référence [1]]. C’est le “pacte d’Omar”, aussi connu sous le nom de la “convention de Umar” ou des “surut de ‘Umar”. Voici le texte de la convention d’après Turtusi, le plus ancien auteur à l’avoir conservée intégralement (p. 60 du livre de Fattal).

« Quand vous êtes venus dans ce pays, nous vous avons demandé la sauvegarde (aman) pour nous, notre progéniture, nos biens et nos coreligionnaires. Et nous avons pris par devers vous l’engagement suivant :

Nous ne construirons plus dans nos villes et dans leurs environs, ni couvents, ni églises, ni cellules de moines, ni ermitages. Nous ne réparerons point, ni de jour ni de nuit, ceux de ces édifices qui tomberaient en ruine, ou qui seraient situés dans les quartiers musulmans.

Nous tiendrons nos portes grandes ouvertes aux passants et aux voyageurs. Nous donnerons l’hospitalité à tous les musulmans qui passeront chez nous et les hébergerons durant trois jours (…).

Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants. Nous ne manifesterons pas publiquement notre culte et ne le prêcherons pas. Nous n’empêcherons aucun de nos parents d’embrasser l’Islam, si telle est sa volonté.

Nous serons plein de respect envers les Musulmans. Nous nous lèverons de nos sièges lorsqu’ils voudront s’asseoir. Nous ne chercherons point à leur ressembler, sous le rapport des vêtements, par le bonnet, le turban ou les chaussures, ou par la manière de peigner nos cheveux.

Nous ne ferons point usage de leur parler. Nous ne monterons point sur des selles.

Nous ne ceindrons pas l’épée. Nous ne détiendrons aucune espèce d’arme et n’en porterons point sur nous. Nous ne ferons point graver nos cachets en caractères arabes ». 

De toute évidence, les musulmans apparaissent comme une caste supérieure, à laquelle les dhimmi déclarent allégeance et soumission. Nous verrons dans les articles suivants que c’est devenu la base d’un racisme, et, souvent, d’apartheid. Quand on hiérarchise les êtres humains selon un critère (leur croyance religieuse), cela ouvre la voie à d’autres hiérarchisations, selon le sexe, l’orientation sexuelle, la couleur de peau etc… Les islamistes n’aiment pas que l’on rappelle des faits qui nuisent à l’image de tolérance qu’ils veulent répandre. Ils accusent Bat Ye’or, la lanceuse d’alerte, de complotisme.


[1] Antoine Fattal « le Statut légal des Non-Musulmans en pays d’Islam, » Institut de lettres orientales de Beyrouth, Imprimerie catholique, Beyrouth, 1958

L’illustration a été réalisée par Jean Charles Goldberg pour Dhimmi Watch