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Enfin la vérité sur le nombre de morts à Gaza ? (Martine Ghnassia)

Fév 26, 2026

Enfin la vérité sur le nombre de morts à Gaza ? (Martine Ghnassia)

Il y a quelques mois, le 9 janvier 2025, nous attirions l’attention sur les graves interrogations entourant le comptage des victimes annoncé par le Hamas, ainsi que sur la reprise largement acritique de ces chiffres par une partie de la presse internationale, notamment anglo-saxonne. Les accusations de génocide lancées par le Hamas et reprises par la presse de gauche sont-elles fondées ou ressortent-elles d’une stratégie de djihad par la diffamation?

Nous nous appuyions alors sur l’analyse de la démographe Michèle Tribalat, qui avait examiné pour DhimmiWatch les données relayées par la Henry Jackson Society. Son étude mettait en lumière plusieurs incohérences méthodologiques : invraisemblances statistiques, absence de transparence sur les critères de comptabilisation, déclarations familiales non vérifiables. Elle rappelait également que l’instrumentalisation des bilans humains s’inscrit dans une stratégie informationnelle ancienne du Hamas.

Lire l’analyse de Michèle Tribalat pour Dhimmi Watch :  https://dhimmi.watch/2025/01/09/le-comptage-douteux-des-victimes-a-gaza-par-le-hamas-et-la-complaisance-de-la-presse-michele-tribalat/

Le mécanisme de répétition médiatique a progressivement installé dans le débat public l’idée d’un « génocide », terme repris par des responsables politiques et institutionnels à l’échelle internationale. Or cette qualification juridique repose sur des critères précis, distincts du seul nombre de victimes.

Aujourd’hui, un élément nouveau bouleverse le débat : les chiffres récemment publiés par le Hamas lui-même introduisent une distinction inédite entre combattants, civils et morts naturelles, modifiant substantiellement la lecture des pertes.

Nous proposons ici une synthèse de l’article publié par Atlantico le 23 février 2026, fondé sur les analyses de Michel Fayad, géopoliticien spécialiste du Moyen-Orient, et de Dov Zerah, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes, afin d’éclairer les enjeux statistiques, politiques et juridiques de cette révision.

Il va sans dire que ces éléments statistiques ne sauraient en aucun cas diminuer l’effroi et la gravité que constitue la mort d’êtres humains.

Les nouveaux chiffres publiés par le Hamas (68 844 morts) introduisent pour la première fois une distinction entre combattants, morts naturelles et décès violents : 25 000 combattants, 10 000 morts naturelles et 34 000 autres décès violents. Cette ventilation contraste avec les bilans précédents, supérieurs à 70 000 morts, qui ne différenciaient pas civils et combattants et alimentaient l’idée que 70 % des victimes étaient des femmes et des enfants.

Selon Michel Fayad, cette révision modifie la lecture du conflit : si 25 000 morts sont des combattants, la proportion de civils directement tués par Israël serait nettement inférieure aux estimations initiales. Il évoque un ratio proche de 1:1 entre civils et combattants, présenté comme exceptionnel dans une guerre urbaine dense. À titre de comparaison, lors des batailles de Mossoul (2016-2017) ou de Raqqa (2017), les estimations internationales évoquaient des ratios civils/combattants beaucoup plus élevés.

L’article souligne aussi que les 34 000 « autres décès violents » incluraient des situations diverses : victimes de roquettes palestiniennes retombées à l’intérieur de Gaza, exécutions pour suspicion de collaboration, affrontements entre groupes armés. Un exemple emblématique cité dans le débat international est l’explosion de l’hôpital Al-Ahli en octobre 2023, d’abord imputée à Israël avant que d’autres analyses n’évoquent un tir raté du Jihad islamique palestinien.

Dov Zerah insiste cependant sur l’absence de vérification indépendante. Depuis 2007, rappelle-t-il, les chiffres du ministère de la santé à Gaza sont produits sous l’autorité du Hamas sans transparence méthodologique. La distinction entre civil et combattant demeure particulièrement floue dans un contexte où des membres du Hamas occupent aussi des fonctions administratives, et où des infrastructures civiles (écoles, hôpitaux, mosquées) ont été utilisées à des fins militaires.

Sur le plan juridique, l’accusation de génocide – portée notamment par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de Justice – ne repose pas uniquement sur le nombre de morts, mais sur l’intention de détruire un groupe en tant que tel, au sens de la Convention de 1948. Les intervenants estiment qu’aucune preuve d’une telle intention n’a, à ce stade, été juridiquement établie.

Enfin, l’article élargit la réflexion au rôle de l’ONU, accusée par certains d’adopter un traitement particulièrement critique envers Israël. Au-delà de la polémique sur les chiffres, le débat porte ainsi sur la fiabilité des sources, l’instrumentalisation politique des bilans humains et l’adaptation du droit international aux guerres asymétriques contemporaines.

Article complet (réservé aux abonnés Atlantico) : https://atlantico.fr/article/decryptage/nombre-de-morts-a-gaza-le-hamas-fait-voler-en-eclat-le-narratif-du-genocide-a-travers-ses-propres-chiffres-michel-fayad-dov-zerah



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