Iran: d’un Khamenei au suivant? (Richard Prasquier 4 mars 2026)
Richard Prasquier explique les motivations sous entendues dans la guerre actuelle contre le régime iranien. Tout accommodement est une illusion. Le peuple iranien n’a pas aujourd’hui les moyens, on l’a vu en janvier, de renverser seul une dictature aussi féroce.
La mort de Khamenei et d’une grande partie des responsables du régime dans ce qui restera dans l’histoire comme un fantastique succès du renseignement, du commandement, de la technologie et du professionnalisme israéliens n’a cependant pas anéanti le potentiel de nuisance de la dictature iranienne et ne l’a pas entièrement décapitée.
Sur le plan militaire, la chaîne de commande des pasdaran est décentralisée, ce qui laisse une autonomie d’action aux directions régionales. Dans un pays trois fois grand comme la France, cela implique que le travail d’éradication militaire entrepris par les américano-israéliens risque d’être long mais aussi que les initiatives de commandants locaux expliquent peut-être des décisions incompréhensibles. Bombarder des pays arabes alliés ou neutres avec l’idée que ces pays demanderont aux Américains d’arrêter la guerre, Israël n’aurait pas pu rêver d’une décision aussi absurde. Mais il se peut que la faible répercussion de l’assassinat en 48 heures de dizaines de milliers de manifestants désarmés ait entrainé les mollahs dans un sentiment d’omnipotence…..

