Quand ‘Le Monde’ cite Dhimmi Watch
Cette semaine, ‘Le Monde’ a cité Dhimmi Watch, dans un article sur Jean-Yves Camus : dans une de nos visioconférences, il a en effet décrit “pour la première fois les ‘insoumis’ comme plus dangereux que le RN.” Camus dénonce les propos antisémites de Mélenchon et la fascination de LFI pour le Hamas. Cette citation nous honore, bien sûr. Mais ‘Le Monde’, lui, ne l’entend pas de cette oreille.
A la veille du débat à l’Assemblée sur la loi sur l’antisémitisme, ce quotidien emploie un procédé souvent qualifié de wokiste : celui qui dénonce devient l’accusé. Ainsi, Le Monde’ efface la question, pourtant cruciale, en disqualifiant celui qui l’a posée. D’abord Camus, grand spécialiste de l’extrême-droite, serait “rattrapé par son sujet” (c’est d’ailleurs le titre de l’article) et épouserait “la ‘dédiabolisation du RN.” Ensuite, Camus aurait sombré dans “l’ultracommunautarisme” : avec une grande délicatesse, par un grand sous-titre, ‘Le Monde’ nous rappelle que Camus s’est converti au judaïsme, comme si cette judéité (depuis 40 ans) disqualifiait (aujourd’hui) son jugement : en gros, c’est ‘excusez-le, il est juif.’
L’évolution de l’extrême-gauche vers un islamo-fascisme serait donc une non-question….
La même semaine, paraissait une interview de Jean-Yves Camus par Ronan Planchon dans le Figaro. En voici un extrait. Camus y apparaît comme un authentique penseur de la gauche.
Lorsque LFI tolère que certains de ses élus évoquent la disparition d’Israël et décrivent les Juifs français attachés à l’existence d’Israël comme des “génocidaires” par association, lorsque le parti déclare rouvrir le débat sur la pertinence d’une solution à deux États, lorsque d’autres décrivent le Hamas comme un mouvement de “résistance”, les repères du combat contre l’antisémitisme ne sont pas brouillés mais renversés…
Si contre-subversion il y a, elle doit porter d’abord sur l’aspect le plus nocif du discours Insoumis : l’opposition entre la « nouvelle France » et ce qu’on comprend, en creux, être l’ancienne. Ce sujet peut et doit parler aussi à cette partie de la gauche qui n’a pas abdiqué l’idée de nation et le patriotisme qui en découle. Il n’y a pas de « nouvelle France ». Notre pays a une histoire qui se renouvelle à chaque génération, mais la dernière génération n’annule pas les précédentes. Si la gauche hors LFI ne « monte pas le volume » sur ce sujet, elle va se retrouver balayée par les Montagnards, les Conventionnels contemporains et leur idéologie mortifère de la table rase.
Références :

