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Génocide, le mensonge qui marche : l’exemple de Dearborn (Dexter van Zile)

Août 26, 2026

Génocide, le mensonge qui marche : l’exemple de Dearborn (Dexter van Zile)

Lorsque, suite à des attentats, Israël neutralise des terroristes palestiniens, Mahmoud Abbas accuse toujours Israël de génocide [1, [2]. L’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas a été sans équivoque le début du génocide contre Israël, un génocide que cette organisation musulmane radicale annonce depuis 35 ans :
« Le terrorisme c’est une grenade au milieu de la foule. Non, le 7-Octobre, c’est autre chose, c’est une logique d’extermination totale.» (François Zimeray) [3]
Comme Abbas, le Hamas a inversé la situation, prétendant que c’est Israël qui commettrait un génocide à Gaza. Cette accusation lui a permis de déclencher une vague d’antisémitisme dans le monde.

Les autorités de chaque pays ont la possibilité d’enrayer cet antisémitisme, en parlant vrai, en expliquant à leur opinion publique que dans cette guerre, Israël n’a pas commis un génocide et n’a pas été condamné par la justice internationale. Si ces autorités ne le font pas, elles laissent le champ libre aux islamistes pour scier la branche sur laquelle elles sont assises.

Nous donnons ici la parole à Dexter van Zile, qui raconte comment le maire islamiste de Dearborn a transformé le mensonge du ‘génocide par Israël’ en une arme redoutable[4] … contre l’Amérique. Titre original de son article : « Dearborn’s Mayor Helps Terrorize Diaspora Jews with Genocide Lie« .

L’une des menaces les plus préoccupantes pour la société civile – et la sécurité des Juifs – aux États-Unis est la propagation de la fausse accusation de génocide contre Israël. Cette accusation, portée contre Israël depuis des décennies, a non seulement légitimé la violence contre Israël avant et après le massacre du 7 octobre, mais elle légitime également l’hostilité ouverte envers les Juifs de la diaspora. Des personnes qui, à d’autres époques, auraient hésité à se déclarer antisémites, expriment désormais ouvertement leur soutien à des organisations terroristes et manifestent sans vergogne leur mépris pour Israël et les Juifs, le tout au nom de la “paix et de la justice” ou d’une fausse préoccupation pour les Palestiniens.

Un carrefour nommé en l’honneur d’un admirateur du Hezbollah

C’est notamment vrai notamment à Dearborn, dans le Michigan, où le soutien affiché au Hamas et au Hezbollah est monnaie courante. Ces organisations terroristes sont pourtant responsables de la mort de milliers d’Israéliens et d’Américains ces dernières décennies. Ainsi Osama Siblani, éditeur du principal hebdomadaire bilingue local ‘The Arab American News’, s’est dit prêt à se faire arrêter pour le soutien de son journal au Hezbollah et pour légitimer le massacre du 7 octobre. En septembre 2025, les autorités locales de Dearborn ont baptisé un carrefour très fréquenté du nom d’Osama Siblani, pour honorer son action. Lorsqu’un pasteur local a protesté, le maire de Dearborn, Abdullah Hammoud l’a qualifié d’“islamophobe”, déclarant :
« Je tiens à ce que vous sachiez que vous n’êtes pas le bienvenu ici. Le jour où vous quitterez la ville, j’organiserai un défilé pour célébrer votre départ, car vous ne croyez pas à la coexistence. »

Une installation artistique pour commémorer le “génocide”

Le mensonge de génocide a constitué l’élément central d’une cérémonie publique à Dearborn, où des responsables municipaux et des élus ont inauguré une installation artistique en plein air intitulée « Mur des larmes », censée lister les noms de tous les enfants tués à Gaza depuis le 7 octobre 2023. La ville a utilisé son site web, financé par les contribuables, pour promouvoir l’événement et citer le maire Hammoud :
« Depuis près de trois ans, le monde est témoin de la campagne génocidaire menée par le gouvernement israélien à Gaza, une campagne qui a coûté la vie à des dizaines de milliers d’enfants et de familles innocentes. Cette même destruction s’est étendue au Liban, laissant des millions de personnes déplacées et des villages entiers rayés de la carte. Ce monument est érigé à la mémoire de ces enfants et comme un appel à la prise de conscience, rappelant aux générations futures le prix du silence et la responsabilité de ne jamais détourner le regard.
Le Maire de Dearborn.« 

Une rhétorique similaire a été employée lors de l’inauguration de l’exposition le 11 juin 2026. Au cours de la cérémonie, le maire Hammoud et la représentante américaine Rashida Tlaib (démocrate du Michigan) ont employé le mot “génocide” à sept reprises en décrivant la campagne militaire israélienne à Gaza, le maire déclarant qu’un “génocide” était encore “en cours en 2026”.
La députée Tlaib a plusieurs fois dénoncé la politique américaine comme étant la principale responsable d’un “génocide abominable”. Hammoud a déclaré :
« Nos impôts américains ne devraient pas servir à financer les bombes larguées par le gouvernement israélien pour décimer et assassiner des enfants jour après jour. »

Bien sûr, à aucun moment durant cet événement, personne n’a reconnu les mensonges systématiques qui accompagnent l’accusation de génocide, ni le rôle joué par l’Iran et le Hamas dans le déclenchement de la guerre qui a coûté des vies palestiniennes et israéliennes.

Phil Buehler, l’artiste à l’origine de l’installation, a offert aux autorités de Dearborn une tribune publique toute trouvée pour amplifier l’accusation de “génocide” israélien.[5] Il a mis en lumière les milliers d’enfants morts à Gaza depuis le massacre de 2023, sans reconnaître que ces décès n’auraient pas eu lieu si le Hamas n’avait pas attaqué Israël le 7 octobre. Par son œuvre et son discours lors de l’inauguration, où il a affirmé se sentir proche du peuple palestinien, Buehler a relayé les propos de Yahya Sinwar, le défunt chef du Hamas, qui déclarait que les morts civiles à Gaza étaient des “sacrifices nécessaires” et que, grâce à ces morts, «nous tenons les Israéliens à notre merci»…. [6]

Les non-musulmans ont peur

Toute cette rhétorique a eu un impact considérable sur l’attitude des non-musulmans vivant dans la région de Dearborn, et notamment des Juifs, selon Anthony Deegan, militant chrétien local, qui a déclaré :
« De nombreux Juifs m’ont confié avoir peur de venir à Dearborn. Ils ne veulent absolument pas y mettre les pieds ».

Les Juifs ont de bonnes raisons d’avoir peur. Le 12 mars 2026, la rhétorique d’Hammoud et de ses alliés s’est concrétisée à West Bloomfield, dans le Michigan, lorsqu’Ayman Mohamad Ghazali, un Libanais résidant à Dearborn Heights, a perpétré une attaque ciblée à la voiture bélier contre le Temple Israël. Le FBI a qualifié cet acte de « violence ciblée contre la communauté juive ».

Ghazali a attendu plus de deux heures sur le parking avant de pénétrer dans le bâtiment au volant d’un camion chargé de feux d’artifice et de liquides inflammables, puis de s’engager dans un couloir. Des agents de sécurité ont échangé des coups de feu avec lui ; son véhicule a pris feu ; et il est finalement décédé d’une blessure par balle auto-infligée. Un agent de sécurité a été blessé et 140 jeunes enfants scolarisés dans le bâtiment ont pu s’échapper indemnes grâce à la formation des agents de sécurité et à la rapidité d’intervention.

Cette attaque, qui aurait pu entraîner la mort de dizaines de jeunes Juifs, faisait suite à des mois durant lesquels les dirigeants politiques de Dearborn ont normalisé le langage du “génocide”, célébré des figures pro-terroristes et traité toute mise en garde concernant les dangers de cette rhétorique comme du sectarisme.

Une vieille habitude de Hammoud

Ce n’était pas la première fois que Hammoud accusait Israël de génocide. Dans une tribune publiée en février 2024 dans le New York Times, il écrivait que les habitants de sa ville n’avaient plus fermé l’œil « après 130 jours de génocide à Gaza », ajoutant que « cette expression avait pris un tout autre sens ». Il affirmait ensuite que le soutien américain à la campagne militaire israélienne avait permis le massacre de proches de ses électeurs.

Le 8 octobre 2024, soit un an et un jour après le massacre du 7 octobre, le maire Abdullah Hammoud a réaffirmé une résolution de désinvestissement anti-israélien approuvée la semaine précédente par le conseil municipal de Dearborn. Lors de la réunion, il a présenté ses condoléances aux habitants ayant perdu des proches pendant la guerre, déclarant :
« Les bombardements, le génocide et la guerre en cours qui semble s’étendre…: Ce qui se passe est de l’apartheid et une occupation, et c’est contraire au droit international. »
L’accusation de “génocide” a été portée contre Israël plus de 20 fois durant la réunion, sans, bien entendu, faire la moindre allusion aux crimes commis par le Hamas un an et un jour auparavant.

Loin d’apaiser les tensions, les propos du maire Hammoud ne font qu’attiser la haine. En conséquence, les Juifs ne sont pas en sécurité à Dearborn et dans les villes environnantes.

Dexter Van Zile est directeur éditorial de “Focus on Western Islamism” du Middle East Forum. Journaliste depuis plus de 20 ans, il se dit spécialisé dans l’étude de l’antisionisme chrétien.

Traduction libre par Dhimmi Watch. Reproduction autorisée à condition de citer l’auteur, le titre de l’article et le lien.


[1] Palestinian leader accuses Israel of ‘genocide’ at UN, BBC, 27/09/2014, https://www.bbc.com/news/world-middle-east-29387079
[2]  Frustrated Abbas says one-state solution could be the alternative, The Arab Weekly, 25/09/2021 https://thearabweekly.com/frustrated-abbas-says-one-state-solution-could-be-alternative
[3] François Zimeray : “Le seul génocide qui soit solidement établi, c’est celui du 7-Octobre”, DDV été 2026, https://www.leddv.fr
[4] Dexter van Ziele, Dearborn’s Mayor Helps Terrorize Diaspora Jews with Genocide Lie; Middle East Forum, 14/08/2026, https://www.meforum.org/mef-online/dearborns-mayor-helps-terrorize-diaspora-jews-with-genocide-lie
[5] Isa Farfan, ‘Brooklyn “Wall of Tears” Lists Names of Children Killed in Gaza’, Hyperallergic, 06/02/2026, https://hyperallergic.com/brooklyn-wall-of-tears-lists-names-of-children-killed-in-gaza/
[6] Khaled El-Gindy, cité par Tia Goldenberg: “The fate of the latest cease-fire proposal hinges on Netanyahu and Hamas’ leader in Gaza”; Associated Press, 20/6/2024, https://apnews.com/article/netanyahu-sinwar-hamas-gaza-war-ceasefire-0d61977607945bfddc402c8e7e2fd05f

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