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Monsieur le Président, pour aller vers la paix, rappelez la légitimité d’Israël sur sa terre

Mai 26, 2025

Monsieur le Président, pour aller vers la paix, rappelez la légitimité d’Israël sur sa terre

Voici le résumé de la lettre que nous envoyons à M. Macron, Président de la République:

Les islamistes radicaux ne veulent ni paix ni État palestinien à côté d’Israël. Dans cette conjoncture, une reconnaissance unilatérale de la Palestine par la France éloignerait la paix et aurait des répercussions négatives en France-même. La contrepartie d’une reconnaissance d’Israël par tous les États arabes atténuerait ces effets. Monsieur le Président, en rappelant aussi la légitimité d’Israël sur sa terre ancestrale, vous contrerez les appels à la haine des islamistes.

Si vous voulez, vous aussi, la signer, envoyez un courriel à dhimmiwatch.2030@gmail.com, avec en objet « je veux cosigner la lettre-manifeste » et précisez dans le message vos nom, prénom, adresse mail, qualité ou métier, numéro de téléphone. Bonne lecture.

Monsieur le Président, pour aller vers la paix, rappelez la légitimité d’Israël sur sa terre.

Monsieur le Président de la République,

Vous avez déclaré vouloir « déclencher une série de reconnaissances d’un État palestinien, mais aussi d’Israël par des États qui aujourd’hui ne le font pas ». La reconnaissance d’Israël par l’ensemble des états arabes pourrait en effet les engager à normaliser les relations avec Israël et à dédramatiser le conflit israélo-arabe.

Mais une reconnaissance unilatérale, sans contrepartie, d’un état de Palestine, sans engagement de paix du côté palestinien, sans partenaire crédible, éloignerait la paix pour de nombreuses années.

Reconnaissance de la Palestine, avec quel partenaire ?

La composante la plus puissante du paysage politique palestinien actuel, le Hamas, antenne des Frères musulmans, a commis le 7 octobre 2023 un massacre d’une atrocité inouïe, déclenchant la guerre en cours. Dans sa charte, le Hamas revendique son projet génocidaire visant les Juifs. L’antisionisme et l’antisémitisme des Frères ont été formulés-il y a près d’un siècle, avant-même l’existence même d’Israël.[1] Aujourd’hui, au lieu de mettre fin immédiatement à la guerre actuelle en libérant tous les otages, le Hamas poursuit une stratégie de terreur. Il est soupçonné de détourner l’aide humanitaire et de diffuser des fausses informations de famine et de génocide. Le Hamas ne veut pas d’état palestinien.

La composante officielle, l’Autorité Palestinienne (AP), est minée par la corruption et l’inefficacité ; elle est discréditée aux yeux des Palestiniens. Son président, Mahmoud Abbas, tient un discours négationniste qui nie les liens historiques entre les Juifs et la Terre d’Israël et le fait que les Juifs sont des autochtones de cette terre.[2] L’AP éduque la jeunesse palestinienne dans la délégitimation et la haine d’Israël et encourage le terrorisme. Abbas n’envisage une paix que comme une étape dans la destruction d’Israël. Son successeur pressenti, Hussein al-Sheikh, élu en avril vice-président de l’OLP, parle de paix, mais avance des conditions inenvisageables par Israël.[3]

Une reconnaissance sans contrepartie : quelles conséquences ?

S’il n’y a pas de partenaire réceptif, ce n’est pas non plus le bon moment de reconnaître un état de Palestine. En effet, aujourd’hui, alors que des otages sont encore retenus prisonniers, la reconnaissance par la France d’un État de Palestine serait une victoire accordée à la haine et un coup de poignard non seulement envers un État d’Israël engagé dans une guerre pour sa survie, mais aussi envers les citoyens français juifs qui voient avec détresse et stupéfaction se propager dans notre pays, sous couvert d’antisionisme, un antisémitisme que vous avez vous-même dénoncé à maintes reprises.

Une reconnaissance unilatérale de la Palestine, sans contrepartie, serait alors interprétée par les islamistes du monde entier comme une victoire et un encouragement à persévérer.

  • par les Frères musulmans et autres islamistes qui, en France-même, appellent à rejeter la laïcité, les Droits de l’Homme, la liberté de conscience et la démocratie, à agresser les fidèles d’autres religions, les apostats, à refuser l’enseignement de la République.
  • par ceux qui cherchent à imposer leur vision stricte et suprémaciste de la sharia dans le monde. Ceux qui, en Afrique, au nom de Al Qaïda ou de l’État islamique, multiplient des massacres de Chrétiens.

Comment une vraie reconnaissance mutuelle peut-elle ouvrir vers la paix ?

Déjà en 1945, au moment des premiers procès de Nuremberg, des intellectuels égyptiens, regroupés autour la revue littéraire Al-Katib Al-Misri, souhaitaient une dénazification de l’Égypte.[4] Hélas, les Frères musulmans avaient repris et poursuivi le projet génocidaire nazi, entraînant le monde arabe dans des guerres sans fin avec Israël.

Une avancée vers la paix, une vraie paix, servirait les intérêts de la France : elle affaiblirait l’influence des Frères musulmans, qui instrumentalisent le conflit israélo-palestinien dans leur stratégie d’entrisme dans notre pays. Aucune paix, ici ou ailleurs, ne sera possible tant que l’idéologie islamiste ne sera pas clairement dénoncée et disqualifiée.

Face à la menace idéologique que représentent les Frères musulmans, la France peut prendre l’initiative de rejeter fermement leur vision du monde, fondée sur le négationnisme et l’éducation à la haine.

En rappelant la présence juive trimillénaire et la légitimité d’Israël sur sa terre, en redisant que les Juifs sont des autochtones d’Israël, la France ferait un acte fort de vérité historique, pour disqualifier l’idéologie frériste, fondée sur le négationnisme et la falsification.

La France peut s’appuyer sur ses valeurs pour proposer une vraie paix durable

La France a un rôle essentiel à jouer en affirmant avec fermeté ses valeurs pour faire reculer les forces obscurantistes et négationnistes :

  • sur la base des principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : les islamistes refusent ce beau texte qui affirme que tous les êtres humains naissent égaux en droits ; ils lui opposent la ‘Déclaration des Droits de l’homme en Islam’ qui laisse à Dieu (et à ses interprètes) le soin de décider qui mérite Son soutien. Ils hiérarchisent les êtres humains en fonction de leur foi, de leur sexe, de leur orientation sexuelle et souvent, de leur couleur de peau.
  • en agissant contre l’éducation à la haine : À deux reprises, les 29 avril 2021 et 11 avril 2024, les députés européens ont exprimé leur vive préoccupation face aux discours de haine et à la glorification de la violence véhiculés par les manuels scolaires palestiniens utilisés dans les écoles de l’UNRWA, financées par l’Union européenne. En France, des parlementaires ont également exprimé leur inquiétude en déposant, dès le 13 octobre 2023, un projet de résolution proposant d’éliminer des programmes scolaires palestiniens « toute promotion de la haine, de la violence, du racisme, de l’antisémitisme et de toute forme de discrimination ». Vous pourriez ajouter « … et d’y intégrer les faits historiques rappelant la présence juive multimillénaire et leur légitimité sur cette terre ». Cela permettrait aux peuples de la région de vivre ensemble ou côte à côte dans le respect mutuel.

Monsieur le Président, le geste fort pour la paix, c’est de rappeler la légitimité d’Israël sur sa terre. Vous balayerez ainsi les fondements-même de la négation et de la haine d’Israël.[6]

Peu après le 7 octobre 2023, Boualem Sansal, membre du Comité d’Honneur de Dhimmi Watch, nous traçait un chemin : « Pour éradiquer le Hamas il faut aider les Gazaouis à se libérer de son emprise. Sur ce chemin, ils trouveront de vrais amis dans le monde entier, à commencer par Israël. »[5]

Monsieur le Président, n’aimeriez-vous pas ajouter qu’ils trouveront aussi la France ?

Pour l’Observatoire International de la Dhimmitude, Dhimmi Watch

Alexandre Feigenbaum, président

Dhimmwatch.2030@gmail.com

Dhimmi Watch est une association antiraciste et laïque qui vise à faire connaître les objectifs, les procédés et les agissements des islamistes radicaux.


[1] Selon la charte du Hamas “toute paix est en contradiction avec la religion” (article 13). Comme la Palestine a été colonisée par des Arabes [en 638] “de vive force” (article 11), Juifs et Chrétiens n’ont le droit d’y vivre qu’“à l’ombre de l’islam”. Sinon, ce sera le jour “des massacres, de la torture et de l’exode” (article 31). https://www.senat.fr/rap/r08-630/r08-630-annexe2.pdf 

[2] Mahmoud Abbas, MEMRI, Palestinian President Claims Jewish Temples Were In Yemen, Not Jerusalem; https://www.memri.org/tv/palestine-abbas-hamas-release-hostages-temples-yemen-america. A cause de ses discours négationnistes, la Ville de Paris lui a retiré une médaille d’honneur.

[3] Le territoire de la Palestine mandataire avait déjà été fractionnée pour créer un premier état palestinien, le royaume de Jordanie, sur 80% du territoire.

[4] Voir aussi Israel Gershoni (2012) ; https://www.ias.edu/ideas/2012/gershoni-democratic-legacies-egypt?utm_source=chatgpt.com

[5] Alexandre Devecchio : « Boualem Sansal: “Du Hamas à Arras, l’islam radical a déclenché une guerre sainte contre l’Occident”», Le Figaro, 20/10/2023 https://www.lefigaro.fr/vox/monde/boualem-sansal-du-hamas-a-arras-l-islam-radical-a-declenche-une-guerre-sainte-contre-l-occident-20231013

[6] Jean Szlamowicz : La singularisation d’Israël et la post-vérité, Revue Politique et Parlementaire, 10/6/2024

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