Quand les Frères musulmans appelaient à voter Macron (Mohamed Louizi)
Première partie : « il a fait des trucs radicaux, mais c’est un type bien »
Emmanuel Macron a surpris la France en reconnaissant l’état de Palestine à un moment qui favorisait uniquement le Hamas et surtout pas la paix. Son initiative est peut-être en train d’être effacée par le plan Trump. Nous reproduisons ici quelques articles de Mohamed Louizi, écrits dans la période électorale de 2017, qui éclairent les relations de l’actuel Président avec des islamistes et son souci de conserver leurs voix. Ici, des propos enregistrés avec un micro qu’il croyait éteint, sur Beur FM. [1]
« Il a fait quelques trucs radicaux, c’est ça qui est compliqué, mais c’est un type bien Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré ! », expliquait Emmanuel Macron, hors antenne, le vendredi 14 avril 2017, sur la radio Beur FM, pour défendre Mohamed Saou, son ex-référent du Val-d’Oise.
Ce dernier avait dit, sur sa page Facebook en septembre 2016 :
« Je n’ai jamais été et je ne serai jamais Charlie ». Reprenant à son compte un slogan islamiste post-attentat de Charlie Hebdo, à l’image d’un certain Tariq Ramadan qui n’a jamais été « ni Charlie, ni Paris » : le fameux « ni, ni » des islamistes.
Marwan Muhammad, président de l’organisation frériste CCIF, avait lui aussi exigé des explications et a menacé d’utiliser son supposé poids électoral, contre Emmanuel Macron, dans le cas où Mohamed Saou était écarté du mouvement «En Marche !» sous pression «islamophobe», disait-il. En effet, le 10 avril 2017, il a adressé une lettre au candidat Macron dont la conclusion fut, on ne peut plus claire : « En fonction de votre réponse (ou de son absence), je serai alors en mesure de m’exprimer publiquement sur le sujet, en direction de nos contacts médias, de nos 17 antennes régionales, de nos 14.000 adhérents et de nos 350.000 abonnés, sur les newsletters et les réseaux sociaux. Chaque électeur sensible à ces questions pourra alors faire, en conscience, un choix éclairé » : une intimidation.
Cependant, le cas de Mohamed Saou est-il un cas isolé au sein du mouvement d’Emmanuel Macron ? Ce candidat à l’Élysée serait-il, ou pas, « dans les mains des islamistes » ? Est-il le candidat préféré des Frères musulmans ? Hormis la présence anecdotique signalée de l’islamiste Soufiane Iquioussen, dans une réunion d’ « En Marche ! » à Bouchain dans le Nord, alors qu’il soutenait Benoît Hamon (!), dans ce qui suit, d’autres cas troublants seront dévoilés : de la commune de Oignies dans le Pas-de-Calais, à Bordeaux dans le Sud-Ouest, jusqu’à Mulhouse dans l’Est, en passant par Paris, des soutiens d’Emmanuel Macron, des islamistes (ou au service inconscient de l’islamisme conquérant) s’appellent : Noureddine Aoussat, Rachid ElKheng, Yanis Khalifa, Yaman Mahfoud, et la meilleure pour la fin, une certaine Fatima Jenn et ses principaux soutiens : Anouar Sassi et Aziz Senni.
[1] Mohamed Louizi : « Présidentielle française 2017 Emmanuel Macron, otage du vote islamiste vote islamiste ? » http://mlouizi.l.m.f.unblog.fr/files/2017/04/presidentielle-macron-otage-du-vote-islamiste-m_louizi.pdf
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