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Les islamistes sèment la mort et la désolation en Afrique (Steven Stalinsky, MEMRI)

Déc 24, 2025

Les islamistes sèment la mort et la désolation en Afrique (Steven Stalinsky, MEMRI)

A l’approche de Noël, les djihadistes se sentent des ailes en Afrique. Il n’y a pas que le Nigéria : à travers toute l’Afrique, les Chrétiens subissent l’incendie des villages, les conversions forcées (voir les photos illustrant cet article), des attaques contre des religieux, des meurtres et des décapitations. Voici le résumé d’une étude de MEMRI, qui révèle une menace djihadiste croissante. Traduction libre par Dhimmi Watch de MEMRI Daily Brief No 867.

Depuis cinq ans, MEMRI surveille, recense, étudie et publie des rapports et des vidéos documentant l’escalade de la violence contre les communautés chrétiennes en Afrique, et alerte le monde chrétien à ce sujet – bien avant que cette crise ne soit largement reconnue par les décideurs politiques ou les médias. Le mois dernier, les attaques brutales perpétrées par des groupes djihadistes contre les Chrétiens sur le continent africain ont enfin attiré l’attention, notamment celle du sénateur Ted Cruz et du président Trump.

Nigéria, Sahel, Mozambique, RDC

MEMRI, en plus de son travail sur Gaza, a surveillé les messages de sources primaires, les documents de recrutement et les allégations d’attaques de groupes djihadistes opérant à travers l’Afrique – non seulement au Nigéria, mais aussi dans le Sahel africain, au Mozambique et en République démocratique du Congo (RDC) – présentant explicitement les Chrétiens comme des cibles stratégiques dans leurs campagnes idéologiques et militaires.

Par exemple, les 14 et 15 novembre 2025, des affiliés africains de l’État islamique (EI) en Afrique centrale (ISCAP), au Mozambique (ISMP) et en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont revendiqué, dans un message sur X, le meurtre de 33 chrétiens, dont trois décapités, et l’incendie de plus de 150 maisons et de trois églises au Mozambique, au Nigeria et en RDC.

Ce n’est que récemment, face à l’augmentation du nombre de victimes, à l’aggravation des déplacements massifs de population et à l’expansion de ces groupes dans de nouvelles régions, que les gouvernements et les institutions internationales ont commencé à prendre conscience de l’ampleur et des intentions réelles de cette menace. Alors que les décideurs politiques s’y intéressent de près, la voie à suivre devrait privilégier le renforcement du partage de renseignements sur le terrain, le soutien aux forces de sécurité locales et aux initiatives de résilience communautaire, ainsi que la priorité accordée à la recherche sur les messages idéologiques – et pas seulement sur l’activité sur le champ de bataille – afin de pouvoir identifier les menaces émergentes avant qu’elles ne s’intensifient.

Les dhimmis du 21ème siècle

Les recherches du MEMRI ont montré que le quotidien des Chrétiens en Afrique, sous le joug de l’État islamique, est souvent marqué par le paiement forcé de la jizya, l’impôt de capitation imposé aux non-musulmans (les dhimmis) vivant sous régime islamique, le choix cornélien entre la conversion à l’islam et la mort, la destruction de leurs églises et l’incendie de leurs villages, ainsi que la décapitation ou l’assassinat de leurs prêtres et religieuses. Si la plupart de ces attaques sont perpétrées par des groupes affiliés à l’État islamique, d’autres le sont par Al-Qaïda et ses alliés dans la région, ou encore par des milices peules islamistes qui continuent de cibler les communautés chrétiennes.

Pas un jour ne passe sans que l’équipe « Jihad and Terrorism Threat Monitor » de MEMRI ne recense des attaques djihadistes contre des Chrétiens africains. Pourtant, ce terrorisme et ces massacres perpétrés contre des Chrétiens hors du monde occidental passent largement inaperçus, et ceux qui ont le pouvoir de dénoncer ces attaques ou d’intervenir restent largement passifs.

Ce silence, et cette absence de toute déclaration sérieuse ou de plan d’aide concret, s’étend aux Nations Unies, à l’Union africaine, à l’armée Sud-africaine, au Vatican, ainsi qu’à des organisations telles qu’Amnesty International, Human Rights Watch et la NAACP. De même, aucune déclaration n’a été faite par Black Lives Matter, les membres du Congrès, ni par les spécialistes du génocide qui se concentrent si ouvertement sur Gaza.

La “seule solution” pour les Chrétiens : les conversions forcées

Soulignant la manière dont les djihadistes ciblent les Chrétiens, la fondation Hadm Al-Aswar, proche de l’EI, a diffusé sur sa chaîne Telegram une affiche intitulée « La seule solution pour les Chrétiens ». L’image, datant d’août 2024, montrait un membre de l’EI retirant une croix du toit d’une église, un index levé symbolisant le monothéisme islamique – un geste fréquemment utilisé par l’EI – et une main semblant s’acquitter de la jizya. L’affiche reprenait un extrait d’un éditorial intitulé « Le djihad au Congo », paru dans le numéro 448 de l’hebdomadaire Al-Naba de l’EI, dans lequel ce dernier lançait un ultimatum : les Chrétiens doivent « se convertir à l’islam ou payer la jizya ; sinon, [l’EI] continuera de les exécuter, d’incendier leurs maisons et leurs commerces, et de piller leurs biens ». L’article se concluait ainsi : « La voie est clairement définie, avec ses moyens et ses objectifs, et les soldats de l’État islamique ne peuvent s’en écarter. »

Une autre affiche montrant comment les groupes djihadistes en Afrique tentent de terroriser les Chrétiens a été publiée le 6 octobre 2025. Ce document de propagande, produit par des partisans de l’EI et citant un extrait traduit du bulletin officiel du groupe, s’adressait aux « Chrétiens d’Afrique qui souhaitent être en sécurité et échapper au cycle de violence », leur lançant un ultimatum brutal : se convertir à l’islam, payer la jizya aux musulmans ou mourir.

Intimidations

Le média pro-Daech Halummu a publié le 14 novembre une traduction anglaise d’une brochure de la Fondation Murhafat intitulée « Retouche de l’éditorial 507 d’Al-Naba – La lumière du djihad ». Cette brochure reproduit l’éditorial du numéro 507 d’Al-Naba qui glorifie les attaques perpétrées contre des Chrétiens par des groupes affiliés à Daech en RDC et au Mozambique. Le texte est accompagné de photos de combattants armés de Daech et d’exécutions, dont une décapitation.

En réponse aux menaces d’intervention militaire du président Trump pour protéger les Chrétiens du Nigeria, le numéro 520 d’Al-Naba’, paru le 6 novembre 2025, présentait ces menaces comme s’inscrivant dans une vaste campagne de “croisade” contre l’islam. L’éditorial affirmait que l’administration Trump, “influencée par les Chrétiens évangéliques” et “des juifs influents”, était motivée par des considérations à la fois religieuses et électorales pour mener une guerre contre les Musulmans. Il conseillait en outre aux combattants de l’EI, notamment en Afrique de l’Ouest, de prendre des précautions – se disperser en petites unités mobiles, maîtriser le camouflage et éviter d’utiliser le téléphone – pour contrer d’éventuelles opérations militaires américaines, ajoutant que ces mesures devaient être mises en œuvre dans toutes les régions d’Afrique contrôlées par l’EI.

Les images de cet article, provenant de médias djihadistes, témoignent des violences et des persécutions dont sont victimes les chrétiens en Afrique.
– Illustration : haut : L’EI en Afrique centrale se vante que des « dizaines » de chrétiens congolais se sont convertis à l’islam, le 26 septembre 2025.
– Bas : Photo extraite du reportage du numéro 462 d’Al-Naba montrant des moudjahidines menant les captifs anciennement chrétiens dans la prière.

Article original : https://www.memri.org/reports/memri-weekly-november-14-21-2025

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