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Génocidomenteurs : faits, enjeux et mensonges sur le génocide (Ben-Dror Yemini)

Fév 17, 2026

Génocidomenteurs : faits, enjeux et mensonges sur le génocide (Ben-Dror Yemini)

Un simple examen des informations données par le Hamas lui-même sur les décès à Gaza démontre la fausseté des allégations de génocide. Pourtant les institutions occidentales, des médias, le monde universitaire, privilégient un agenda politique et l’accusation de génocide contre Israël, aux dépens de la vérité. Ben-Dror Yemini, journaliste israélien d’origine yéménite, ancré à gauche, critique de la société israélienne, dénonce aussi la propagande anti-israélienne et antijuive, diffusée par les islamistes et relayée par la presse de gauche, qui est la cause principale des agressions antisémites actuelles. Il est l’auteur de l’ouvrage remarquable “Industry of lies” (l’industrie du mensonges-Editions de Passy). Traduction libre de l’article de YnetNews par Dhimmi Watch.[1]

La vérité est devenue une option facultative

Nous sommes sortis de l’esclavage pour accéder à la liberté. Le verset “Let my people go” est devenu depuis longtemps un cri universel, inspirant la lutte des Afro-Américains aux États-Unis pour la liberté et l’égalité. Il demeure l’un des messages les plus puissants du peuple juif à l’humanité.

Mais l’humanité a déçu. Il semble qu’aujourd’hui, même parmi les prétendus esprits éclairés, les champions des “valeurs progressistes”, la liberté de pensée soit bafouée. La vérité est devenue facultative. L’idéologie prime.

À quel point le fossé est-il grand entre les faits et les intentions politiques ? Prenons l’exemple suivant : le ministère de la Santé du Hamas a récemment publié sa liste de victimes jusqu’au dernier cessez-le-feu – plus de 50 000 noms. Abstraction faite du fait qu’au moins cinq publications scientifiques contredisent ces chiffres, admettons – par hypothèse – les données du Hamas, qui constituent le principal fondement de l’accusation fréquemment formulée de “génocide” contre Israël.

Ce qui ne s’est pas passé à Gaza

Lors de conflits précédents, j’ai utilisé les chiffres du Hamas lui-même pour comparer la répartition par âge de la population de Gaza à celle des victimes. Les résultats étaient sans équivoque : la grande majorité des victimes étaient des hommes en âge de combattre. Oui, d’après les données du Hamas.

Cette fois, la tâche est bien plus complexe. Analyser une liste de plus de 50 000 noms est un véritable défi. Mais nous vivons dans une nouvelle ère : celle de l’intelligence artificielle. Je ne prétends pas maîtriser les outils ni les méthodes.

Mais au moins deux personnes consciencieuses se sont attaquées à ce défi et il s’avère qu’elles sont parvenues à la même conclusion.[2]

Avant même d’aborder leurs conclusions, il convient d’affirmer clairement : en cas de génocide, il ne peut et ne doit y avoir aucun écart significatif entre la répartition par âge de la population et celle des victimes. Le génocide, par définition, implique des massacres indiscriminés – l’extermination massive de femmes, d’enfants, de nourrissons et de personnes âgées, dans le but d’anéantir une population. C’est ce qui s’est passé au Darfour. C’est ce qui s’est passé au Rwanda. Ce n’est pas ce qui s’est passé à Gaza.

S’il s’agissait vraiment d’un génocide, il n’y aurait aucune différence statistique entre les hommes et les femmes parmi les morts.

Ces chiffres peuvent être qualifiés de bien des manières, mais certainement pas de génocide. Chaque vie innocente perdue est une tragédie, et la responsabilité de cette guerre, depuis son origine, incombe au Hamas, qui a déclenché ce conflit maudit.

Le résultat est formel : Comme pour les conflits précédents, les données du Hamas elles-mêmes démentent le mensonge du génocide. Une analyse des victimes par âge et par sexe, basée sur la liste publiée par le ministère de la Santé du Hamas, révèle une tendance frappante : dans presque tous les groupes d’âge en âge de combattre, de 14 à 59 ans, les hommes sont largement plus nombreux que les femmes parmi les morts. Dans la plupart de ces tranches d’âge, le nombre de victimes masculines est au moins le double de celui des femmes.

Les chiffres sont particulièrement frappants chez les combattants les plus actifs. Entre 20 et 44 ans, les données du Hamas font état de 5 850 femmes tuées, contre 17 000 hommes, soit près de trois fois plus. Précisons que ces chiffres proviennent du Hamas lui-même et non d’une source israélienne. Chez les nourrissons de 0 à 4 ans, le pourcentage de décès correspond approximativement à leur proportion dans la population générale.

Ces chiffres peuvent être qualifiés de bien des manières, mais certainement pas de génocide. Chaque vie innocente perdue est une tragédie. La responsabilité de cette guerre, depuis son origine, incombe au Hamas, qui a déclenché ce conflit maudit.

Il est indéniable que des irrégularités ont eu lieu durant les combats, y compris d’éventuels crimes de guerre. Il est fort probable que des tirs aveugles aient été effectués. Tout soupçon de crime de guerre – comme l’incident au cours duquel 15 humanitaires auraient été abattus à Rafah – doit faire l’objet d’une enquête, et de nombreuses enquêtes ont déjà été ouvertes. Mais répétons-le : même en admettant l’exactitude des données du Hamas, celles-ci ne justifient en rien l’accusation de génocide.

Que valent vérité et liberté à l’ère des slogans ?

Alors que nous célébrons la fête de la liberté [la fête de Pâques-Pessah, en avril 2025, date de publication de l’article], force est de constater que les voix dominantes dans de nombreux médias et milieux universitaires occidentaux de premier plan continuent de marteler le même refrain : empathie pour le Hamas, diabolisation d’Israël.

Nombre de ceux qui reprennent ce discours, y compris des organisations et des militants se réclamant des droits de l’homme, n’ont même pas pris la peine d’examiner les données propres au Hamas.

La liberté de pensée a été érodée. La liberté d’expression a été réduite au silence. Dans une grande partie des milieux universitaires et des campus du soi-disant monde libre, il est difficile d’énoncer cette évidence : le Hamas est une organisation djihadiste ouvertement vouée à l’extermination des Juifs et à la domination mondiale.

Ce qui passe aujourd’hui pour un monde universitaire n’est souvent qu’un endoctrinement idéologique. Il ne s’agit plus de présenter des faits et d’en tirer des conclusions. Ce sont désormais les agendas et les récits qui prennent le dessus, tandis que les faits perdent tout leur sens.

Israël fait partie du monde libre. Pourtant, l’une des voix les plus virulentes l’accusant de génocide est celle du Dr Lee Mordechai, dont il a déjà été question dans cette publication. Possède-t-il la moindre expertise en matière de guerre urbaine ? A-t-il étudié des champs de bataille comparables impliquant des armées occidentales et des groupes terroristes ? C’est fort douteux. Pourtant, il a utilisé ses titres – en tant qu’Israélien, juif et professeur à l’Université hébraïque – pour propager une accusation antisémite de génocide.

C’est l’esclavage dans sa forme la plus pitoyable. Et Mordechai n’est pas un cas isolé. Cela reflète une tendance plus large au sein d’une grande partie de l’élite intellectuelle, transformée en un chœur de porte-parole répétant des slogans, débitant dogmes, distorsions et mensonges. Parce que c’est à la mode. Parce que ça plaît. Parce que les faits n’ont plus d’importance. Parce que même les revues universitaires publient désormais en fonction de leurs propres intérêts, et non de preuves.

Le monde de la théologie queer.

Cela n’a pas commencé le 7 octobre. Rien n’a commencé le 7 octobre. [Un exemple de ce changement :] en 2016, l’association étudiante de l’Université du Massachusetts à Amherst organisait un débat public, un parmi tant d’autres, sur les campus. À l’époque, les étudiants cherchaient encore, même si c’était de plus en plus rare, un orateur conservateur pour nuancer les opinions dominantes. Sur les 1 300 professeurs de l’université, ils n’en avaient trouvé aucun. Pas un seul. C’était le conformisme le plus pitoyable.

“Les étudiants en ont assez des discours anti-américains des professeurs”, titrait le journal étudiant. “Ils réclament la diversité d’opinions et de débat.” Cette demande est restée lettre morte. Et depuis, inutile de préciser que la situation n’a fait qu’empirer.

Neuf ans ont passé. La semaine dernière encore, j’ai consulté le même journal étudiant. L’article le plus lu était : « Les étudiants en théologie de l’Université de Portland ne sont plus tenus d’étudier les « textes bibliques » ; ils peuvent désormais suivre un cours d’études queer. »

La théologie queer est-elle un sujet d’étude ?

Dans le monde d’aujourd’hui, tout existe. De telles choses se produisent actuellement, malgré les coupes budgétaires massives qui frappent les universités américaines, alimentées par la vague d’absurdités et d’antisémitisme propre au mouvement woke. À l’instar de la communauté ultra-orthodoxe israélienne, qui résiste aux réformes malgré les menaces de réduction des financements, le monde universitaire américain semble désormais déclarer : “Nous préférerions mourir plutôt que de changer.”


[1] Pour voir l’article original complet : Ben Dror Yemini : From slavery to freedom: On facts, agendas and the genocide lie, Ynetnews, 14/4/2025, https://www.ynetnews.com/opinions-analysis/article/symsu2qrjg

[2] Andrew Fox : Les bidouillages des comptes du Ministère de la Santé du Hamas , Dhimmi Watch, 21/12/2024 https://dhimmi.watch/2024/12/21/les-bidouillages-des-comptes-du-ministere-de-la-sante-andrew-fox/

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