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La spirale des extrêmes (Caroline Yadan)

Fév 24, 2026

La spirale des extrêmes (Caroline Yadan)

Dhimmi Watch vous a signalé que Mélenchon réveille les vieux démons de la gauche djihado-socialiste [1]. Depuis l’assassinat de Quentin Deranque, LFI plonge la France dans un climat de violence inouïe. LFI se victimise et ses représentants annoncent qu’ils ne reconnaîtront pas le résultat des urnes en cas de victoire de l’extrême-droite. Voici la transcription de l’interview de Caroline Yadan sur Radio J le 23 février 2026.

Radio J : vous souhaitez revenir cette semaine sur l’assassinat de Quentin

À Lyon, le 12 février dernier, Quentin Deranque, 23 ans, a été lynché à mort par une meute enragée se déclarant antifasciste mais imitant, par sa violence sauvage, les fascistes contre lesquels elle prétend lutter.

Une violence collective d’une brutalité sidérante.

 

La justice a d’ores et déjà mis en examen sept hommes pour homicide volontaire. L’un d’eux, membre de la Jeune Garde, est également celui qui avait tabassé des jeunes juifs adolescents en les forçant à crier « Free Palestine », toujours en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po de Lyon.

Ce drame ne surgit pas du néant.

Il s’inscrit dans un climat : celui d’un air vicié où la violence est devenue banale et où la radicalité s’est muée en stratégie.

Celle qui consiste à fracturer pour exister.

A désigner des cibles collectives pour mobiliser.

A entretenir la tension pour polariser.

Le bruit et la fureur de LFI

Depuis des années, La France insoumise a fait le choix d’une conflictualisation permanente dans le bruit et la fureur : désignation d’ennemis, procès en illégitimité, mise en accusation constante des institutions, rhétorique d’affrontements.

Quand un parti explique que la police tue, quand il laisse prospérer l’idée que l’État serait structurellement raciste, quand il transforme chaque désaccord en combat moral absolu, quand il renvoie chaque individu à une lecture obsessionnelle et racialiste, quand il prend position pour le terrorisme, pour des idéologies totalitaires ou des dictatures, quand il continue dans ses rangs à légitimer des fichés S, des délinquants sexuels ou des condamnés pour violences conjugales, des racistes, des dealers, il installe un climat de suspicion, de défiance généralisée et de violence légitimée.

Les mots façonnent l’atmosphère publique.

Ils endoctrinent.

Ils arment.

La surenchère permanente finit par libérer les pulsions les plus sombres.

Radio J : pourtant la mécanique des extrêmes ne s’arrête pas à l’extrême gauche.

Vous avez parfaitement raison Ilana. Lors de la marche organisée en hommage à Quentin il y a deux jours, des saluts hitlériens ont été observés.

Des propos racistes et homophobes ont été tenus et la justice a été saisie.

Des groupuscules néonazis ont défilé. Et Yvan Benedetti, exchef dun groupuscule pétainiste et antisémite dissous, condamné à plusieurs reprises pour injure publique, provocation à la haine et à la discrimination, qui se revendique lui même  je cite «antisioniste, antisémite et antijuif» menait le cortège. Souvenons-nous aussi que, le 5 juin 2013, Clément Méric, âgé de 18 ans, était mortellement frappé par des skinheads à Paris.

Voilà la spirale.

L’extrême gauche radicalise le débatL’extrême droite s’en nourrit.

L’extrême droite parade.

L’extrême gauche redouble d’indignation et d’outrance.

Ils se prétendent ennemis.

Pourtant ils prospèrent ensemble dans la même fascination pour la violence.

Les uns se disent identitaires, les autres révolutionnaires, mais ils partagent le même objectif : écraser l’autre sous leurs pieds.

Regardez au-delà de nos frontières.

Aux États-Unis, une partie de la sphère MAGA, menée notamment par des influenceurs comme Nick Fuentes, banalise les discours illibéraux, laisse prospérer un antisémitisme complotiste et relativise des références à Hitler que l’on croyait à jamais disqualifiées. Dans le même temps, une frange radicale de la gauche occidentale recycle un antisionisme obsessionnel qui met en danger les Juifs dans le monde entier.

Deux radicalités qui se disent opposées, mais qui convergent dans le rejet des institutions et dans la désignation d’un ennemi absolu, bouc émissaire éternel et objet du ressentiment.

Radio J : Alors que pouvons-nous faire collectivement pour contrer toute cette haine ?

Continuer de croire et de renforcer l’arc républicain qui n’est pas un slogan.

L’arc républicain, c’est un engagement.

Celui de l’attachement à l’universalisme et à l’indivisibilité de la nation.

Il suppose le respect de l’État de droit, le refus de toute violence, verbale ou physique, le respect de l’adversaire politique, la protection de l’unité nationale contre les passions tristes.

La question est simple, au fond :

Peut-on continuer à banaliser la tension permanente sans en payer le prix ?

À force de jouer avec la colère, on finit par la légitimer.

À force de fracturer, on finit par casser.

À force de désigner des ennemis, on finit par créer des meutes.

À Lyon, un jeune homme est mort sous les coups.

Dans la même ville, quelques jours plus tard, des bras se sont levés à la manière des années les plus sombres de notre histoire.

Voilà ce que produit la brutalisation du débat public.

La concorde n’est pas faiblesse.

Elle est détermination. Nous pouvons, collectivement et dans les urnes, résister à l’air du temps, refuser la logique d’affrontement entre Français, refuser que la politique devienne une guerre culturelle permanente.

Une démocratie ne survit pas longtemps lorsqu’elle cède aux pressions des radicalités. Sa seule force véritable réside dans la primauté du droit et dans la constance de la raison. C’est ainsi qu’elle demeure fidèle à elle-même. Loin des extrêmes.

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