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Génocide… (2) : la méthode israélienne (Yacov Faitelson)

Juin 13, 2026

Génocide… (2) : la méthode israélienne (Yacov Faitelson)

Le 11 janvier 2024, l’Afrique du Sud a saisi la Cour suprême des Nations Unies, accusant Israël de génocide contre les Palestiniens de Gaza. Le sociologue démographe israélien Yacov Faitelson démonte pour Dhimmi Watch l’incohérence de l’accusation : un génocide où l’espérance de vie des Arabes augmente, où leurs conditions de vie s’améliorent ! Parler de génocide dans ces conditions n’est qu’une affabulation de la propagande islamiste. Traduction libre par Dhimmi Watch

L’Autorité palestinienne issue des accords d’Oslo

Des accusations similaires contre Israël sont régulièrement formulées par Mahmoud Abbas, chef Organisation de Libération de la Palestine (OLP), démocratiquement élu le 11 novembre 2004 à la présidence de l’Autorité palestinienne (AP) pour un mandat de cinq ans. Selon l’AP, ce mandat est limité à deux mandats consécutifs. Or, les élections de 2004 furent les premières et les dernières organisées sans qu’aucune tentative, même publique, ne soit faite pour justifier la tenue de nouvelles élections.

Mahmoud Abbas a tout simplement prolongé son mandat à 20 ans, du moins pour l’instant, tout en instaurant un système totalitaire et corrompu qui enrichit ceux qui sont au pouvoir et réprime toute activité d’opposition à son régime.

La création de l’AP aurait été impossible sans le consentement de l’État d’Israël, conformément aux accords signés à Oslo en juillet 1994.

La forte croissance démographique des Arabes palestiniens : génocide ?

Selon la définition de la Charte des Nations Unies, le génocide s’entend de l’un quelconque des actes suivants, perpétrés dans le but de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux :

  •  Atteinte délibérée à un groupe de population dans des conditions de vie destinées à entraîner sa destruction physique, totale ou partielle ;
  • Mesures visant à empêcher les naissances au sein du groupe de population ;
  • Transfert forcé des enfants du groupe à un autre groupe de population.

Il est logique de supposer que si l’État d’Israël entreprend des actions visant à l’anéantissement physique de la population palestinienne, cela devrait se traduire par une forte diminution de cette population.

Selon le Bureau central des statistiques des États-Unis, sur la base des données fournies par l’Autorité palestinienne autonome, la population palestinienne en 2023 était de 5 274 938, dont 3 176 549 (60,2 %) en Judée-Samarie et 2 098 389 (39,8 %) dans la bande de Gaza.

Des statistiques démographiques plutôt optimistes

Parallèlement, contrairement aux normes de l’ONU, ce chiffre inclut environ un million d’émigrants ne résidant pas dans la zone de l’Autorité palestinienne, ainsi que les 370 000 habitants de Jérusalem-Est, comptabilisés dans la population arabe de l’État d’Israël. Le 21 décembre 2017, les données du premier recensement officiel de la population palestinienne du Liban ont révélé que seulement 174 422 Palestiniens vivent au Liban, et non 500 000 comme l’avait indiqué l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

Faut-il le souligner : le montant des fonds alloués à l’UNRWA par les donateurs internationaux dépend de l’importance du nombre de réfugiés.

En 1997, conformément aux accords d’Oslo, le Bureau central des statistiques d’Israël avait publié pour la dernière fois les données démographiques concernant la population de Judée, de Samarie et de la bande de Gaza pour l’année 1996. Selon ces données, la population palestinienne en 1996 s’élevait à 2 111 125, dont 1 237 543 en Judée-Samarie (58,6 %) et 873 582 (41,4 %) dans la bande de Gaza.

Abstraction faite de la question de la fiabilité des estimations de la population publiées par le Bureau central des statistiques des États-Unis sur la base des données de l’Autorité palestinienne, la population de Judée-Samarie a été multipliée par 2,6 entre 1997 et 2023, et celle de la bande de Gaza par 2,4.

Supposons que l’État d’Israël ait mené des actions visant à anéantir physiquement, partiellement ou totalement la population palestinienne. Comment expliquer alors une telle augmentation de sa population ? À titre de comparaison, la population d’Israël a augmenté de 70,9 % durant cette période, dont la population juive de 56,1 %, et le nombre d’Arabes, citoyens israéliens, a doublé.

Meilleure espérance de vie : génocide ?

Selon les chiffres de l’ONU, l’espérance de vie de la population arabe de l’Autorité palestinienne en 1967 était de 51 ans, 47,2 ans pour les hommes et 55,5 ans pour les femmes.

En 2021, l’espérance de vie de cette population était de 73,5 ans, soit 71,1 ans pour les hommes et 75,9 ans pour les femmes. De manière générale, sous contrôle israélien, les Palestiniens vivent 22,5 ans de plus qu’ils ne vivaient sous les autorités jordaniennes et égyptiennes.

D’ailleurs, l’espérance de vie en 2022 pour les hommes arabes, citoyens d’Israël, était de 77,5 ans, et pour les femmes arabes, de 82,1 ans.

À titre de comparaison, selon les Nations Unies, l’espérance de vie en Afrique du Sud en 1967 était supérieure à celle des Palestiniens : 54,6 ans. En 2021, elle atteignait 62,3 ans. Ainsi, les conditions de vie sous contrôle israélien ont prolongé l’espérance de vie des Arabes de Judée, de Samarie et de la bande de Gaza de 11 ans de plus que les conditions de vie en Afrique du Sud n’ont prolongé celle de sa population. Examinons d’autres éléments concernant les conditions de vie de la population arabe de l’Autorité palestinienne, officiellement sous contrôle israélien.

Création d’hôpitaux et d’universités : génocide ?

Dans la bande de Gaza, en Judée-Samarie, 36 hôpitaux ont été créés, et huit autres sont situés à Jérusalem-Est, sous administration arabe. Huit universités et trois écoles supérieures sont implantées et opérationnelles dans la bande de Gaza. En Judée-Samarie, on compte 11 universités et deux écoles supérieures, ainsi que le Conservatoire national de musique Edward Said et l’Académie internationale palestinienne des arts.

Voici les résultats concrets des politiques menées par les autorités israéliennes sur la population palestinienne.

Le Hamas grand bénéficiaire

L’Afrique du Sud et d’autres défenseurs des Palestiniens contre le soi-disant « génocide et apartheid » des Israéliens ont remporté leurs premiers succès lorsque Israël a évacué 22 colonies de la bande de Gaza en 2005.

Quatorze mille Arabes de Gaza travaillaient dans les serres agricoles construites par les habitants des colonies juives. Leurs exportations vers l’Europe atteignaient 167 millions de dollars. Après l’évacuation des colonies israéliennes, ces serres furent démolies et remplacées par des camps d’entraînement pour les terroristes du Hamas.

Quatorze mille travailleurs de Gaza, privés de leurs moyens de subsistance, se sont vu offrir la possibilité de rejoindre les rangs du Hamas, dans l’espoir de pouvoir un jour piller les biens des Juifs et les assassiner une fois la Palestine libérée, du Jourdain à la mer. Le 7 octobre 2023, ils en ont donné l’exemple au monde entier.

Les alliés d’Israël ont continué de faire pression sur l’État hébreu pour qu’il poursuive sa politique de concessions aux terroristes arabes, initiée par les accords d’Oslo, en promettant la signature d’accords de paix et la garantie du droit des Juifs à un État. Nombre d’Israéliens ayant soutenu les accords d’Oslo savent désormais que de telles garanties ne valent pas plus que le papier sur lequel elles sont écrites.

Illustration d’après les données palestiniennes PCBS, Estimated Population in the Palestine Mid-Year by Governorate,1997-2026.

Le professeur Yakov Faitelson est titulaire d’une maîtrise en mathématiques de l’Institut polytechnique de Kaunas, en Lituanie. Démographe chevronné, il se consacre à l’étude de la démographie en Israël depuis 1986. Faitelson est l’auteur de plusieuts ouvrages sur les tendances démographiques en Terre d’Israë, et d’autres articles publiés en hébreu dans le cadre de l’Institut israélien des stratégies sionistes (2007-2018). Ses articles de recherche ont aussi été publiés en russe (Moscou, 2007-2019) et en anglais, notamment dans le cadre de Middle East Quarterly (2009-2020). En 2013, l’Université internationale Salomon de Kyiv, en Ukraine, lui a décerné un titre de professeur honoraire en reconnaissance de ses contributions scientifiques.

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