Convergence entre antisémitisme et sexisme : Leur invisibilité, leur déni (Bernice Dubois)


Il y a tout juste 20 ans, Bernice Dubois, membre d’honneur de Dhimmi Watch, participait à la première conférence de Durban pour le racisme. Nous publions ici un chapitre qu’elle avait écrit pour relater son expérience, la façon dont des organisations racistes avaient réussi à prendre en main l’organisation de la conférence de l’ONU. L’illustration de cet article est un tract distribué dans la conférence des ONG, que Bernice ramena de Durban avec l’association ICARE. A l’époque, Bernice était Animatrice de la Commission de lutte contre les extrémismes religieux  de la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (C.L.E.F.). L’article est le Chapitre 4 de « recettes pour l’anéantissement du peuple juif », par Bernice Dubois, Alexandre Feigenbaum et Kebir Jbil (2010).

Cette Conférence Mondiale Contre le Racisme, tenue à Durban, Afrique du Sud en août-septembre 2001 fut, entre autres, un puissant révélateur de la convergence entre l’antisémitisme et le sexisme.

Ces deux formes de discrimination, antisémitisme et sexisme,y étaient toutes deux rendues volontairement invisibles et intentionnellement niées. En tant que déléguée de la C.L.E.F., mon mandat principal à Durban était de contribuer à révéler le lien entre genre et racisme. Par ailleurs, en tant que responsable de la Commission de lutte contre les extrémismes religieux, j’avais aussi le souci de travailler en solidarité avec toutes les femmes victimes d’extrémismes religieux.

Première expérience de l’invisibilité : disparition du pré-programme :

Lors du Deuxième Comité Préparatoire à l’ONU, à Genève, il nous avait été annoncé qu’il y aurait un caucus au Forum des ONG à Durban, intitulé “Racisme et Genre”. En recevant le pré-programme, nous n’en avons pas trouvé trace. Il avait disparu.

Avec le Lobby Européen des Femmes, nous avons alors envoyé des messages à SANGOCO (la coalition des ONG sud-africaines responsable de l’organisation locale) ainsi qu’au Comité International d’Organisation des ONG, pour demander le rétablissement de ce caucus dans le programme. SANGOCO nous a d’abord répondu que cela n’était pas possible. Nous avons insisté en expliquant que les femmes des minorités étaient les cibles de discriminations doubles et parfois même triples : en tant que minoritaires, en tant que femmes, et souvent en tant que victimes de violences et d’humiliations de la part des hommes de leur propre minorité.

J’ai envoyé nos échanges avec SANGOCO à toutes les associations adhérentes de la C.L.E.F., à celles du Lobby Européen des Femmes et à beaucoup d’autres femmes et associations ailleurs dans le monde. En réponse, j’ai reçu énormément de messages de soutien avec copie à SANGOCO. Et enfin SANGOCO a répondu que nous aurions ce caucus. Pendant les vacances d’été, j’ai rédigé un texte très court mais analysant le problème et demandant que le Forum en tienne compte dans ses conclusions. Dès notre arrivée à Durban, je me suis mise à la recherche de ce caucus. Il était introuvable.

Qu’à cela ne tienne ; il devait forcément y avoir un Caucus « Femme » ou « Genre », comme dans les Conférences régionales à Genève. Que nenni ! Je suis entrée dans chaque tente, ai scruté les groupes sur les pelouses, ai regardé tous les tableaux d’affichage, me suis rendue au Bâtiment de l’Université, au Centre d’Exposition (site de plusieurs réunions) – en pure perte. Aucun atelier « Racisme et Genre » ; aucun Caucus « Femmes » ni « Genre » n’a existé pendant toute la durée du Forum des ONG !

Deuxième invisibilité, deuxième déni : notre disparition définitive cette fois, du programme

Aucun Caucus, aucune Commission, aucun atelier, même pas une affiche ni un slogan n’a mentionné :

  • le drame insupportable des femmes afghanes (pour lesquelles nous militions depuis des années et qui n’est toujours pas près d’une solution satisfaisante),
  • les massacres de femmes algériennes qui battaient leur plein en 2001,
  • le déni étatique dans les pays du Maghreb des droits culturels des femmes amazighs (kabyles et berbères),
  • la vente en esclavage, les viols sauvages, voire les massacres des Soudanaises noires du sud, animistes, chrétiennes et, plus récemment, musulmanes,
  • les femmes tibétaines victimes d’un génocide véritable, souvent avortées, puis stérilisées de force,
  • la vente par les Talibans de fillettes afghanes comme prostituées dans divers pays arabes,
  • la persécution des femmes baha’ies en Iran et ailleurs dans le monde musulman,
  • la persécution des lesbiennes dans tous les pays musulmans sauf un,
  • le déni des droits des femmes en Iran, en Arabie Saoudite, dans les Emirats du Golfe et ailleurs dans le monde musulman.

Chaque fois que j’ai tenté d’en parler, il m’a été répondu que ce n’était pas le lieu ou pas le moment. Forcément, puisque le sort de ces victimes-là n’intéressait nullement les organisateurs.

Troisième invisibilité, toujours en flagrante contradiction avec la volonté formellement énoncée d’écouter les voix des victimes.

En fait ces femmes victimes étaient invisibles en tant que telles du début du Forum des ONG jusqu’à la fin de la Conférence gouvernementale, prétendument « Contre le Racisme » et qui avait, de plus, la mission d’écouter les voix des victimes.

De même, et de façon significative, aucune victime d’antisémitisme n’a pu y prendre la parole. L’événement très acclamé, intitulé « Les Voix des Victimes » a refusé le droit de parole à des victimes d’antisémitisme alors qu’elles avaient fait le voyage exprès pour cela. À la fin du Forum, l’unique paragraphe rédigé par le Caucus juif fut éliminé par un vote massivement majoritaire le soir du 1er septembre, à la clôture du Forum des ONG. Ce rejet fut proposé par le Conseil Mondial des Eglises !

Il y eut dans ce domaine une concordance entre les ONG organisatrices et certains Etats. À la Conférence gouvernementale, par exemple, l’Iran a émis la demande saugrenue d’ôter le mot “femme” où qu’il puisse être dans le document ! D’autres Etats ont proposé des paragraphes haineux et discriminatoires dans le document gouvernemental dont seuls certains ont pu être éliminés par l’Union Européenne.

La seule avancée pour les femmes fut réalisée par le « Caucus sur la traite des personnes » qui regroupait des participantes d’Afrique, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Asie, d’Europe. Sous l’égide de la Coalition Against Trafficking in Women, il a marqué des points importants concernant l’exploitation sexuelle des femmes dans le monde et la traite à des fins de prostitution.

Il y a bien eu, l’espace d’une après-midi, une Commission thématique sur les femmes. Malheureusement cette après-midi-là, j’ai dû faire la queue pendant 4 heures pour obtenir le badge nécessaire pour entrer au Centre International des Conférences. J’ai cependant attendu impatiemment les propositions qui en résulteraient. Il n’y en a pas eu.

Quatrième invisibilité, cohérente avec les précédentes.

Or le samedi soir 1er septembre, lors de la séance plénière de Clôture du Forum, lorsque chaque Caucus donnait le nom de sa ou son représentant(e) pour voter en son nom sur les documents des ONG, une femme jamais vue auparavant s’est nommée au titre du « Caucus des femmes ». Je suis allée la voir pour savoir où et quand ce Caucus avait eu lieu : elle m’a répondu « à différents moments et à des endroits différents » et « non, elles n’avaient jamais eu le temps de poster des annonces ». Renseignements pris, cette femme faisait partie du “sex workers’ lobby”, c’est-à-dire ceux et celles, qui, soutenus par les mafias des trafiquants, veulent faire reconnaître la prostitution comme une profession. De toute évidence, tout cela était faux, et il n’y avait jamais eu un tel Caucus.

Elle a fait trois demandes au nom de ce Caucus Femmes inexistant :

1. Que le mot “femmes” soit placé dans chaque paragraphe du document, quel que fut le sujet (suggestion tout aussi dénuée de sens que celle de l’Iran à la Conférence gouvernementale) ;

2. Que la prostitution soit qualifiée de “forcée” dans le paragraphe adéquat (qualificatif que les féministes que nous sommes combattons car toute prostitution est forcée d’une manière ou d’une autre) et qualificatif qui avait été totalement récusé par le Caucus sur la traite ainsi d’ailleurs que par toutes les Conventions de l’ONU sur ce sujet ;

3. Que la lutte du peuple palestinien soit totalement soutenue.

Outre le fait que la troisième demande ne concernait nullement les femmes et était donc uniquement politique, de telles demandes maintenaient l’invisibilité des femmes car elles taisaient leurs besoins et leurs problèmes réels. J’ai pris la parole au nom du Lobby Européen des Femmes tout entier (avec l’accord des deux Vice-Présidentes qui étaient présentes) pour nier la représentativité de cette femme et pour rejeter ses demandes au nom d’un Caucus femmes « virtuel ».

Les femmes de la plénière ont chaleureusement applaudi mes propos. Le résultat fut que ces conclusions ne furent pas incluses dans le document final mais qu’aucune autre conclusion sur les femmes n’y fut ajoutée, à part celles sur la traite déjà mentionnée.

Cinquième invisibilité, Cinquième  déni.

Pour remplir ma deuxième mission concernant les effets négatifs des extrémismes religieux sur les femmes, j’ai participé à la Commission thématique sur l’Intolérance religieuse où j’ai proposé une modeste phrase demandant que « les religions ne soient plus jamais instrumentalisées pour nier, ni même pour diminuer, les droits humains des femmes ». Elle fut adoptée par consensus, y compris par la femme iranienne membre de cette Commission thématique, fut dactylographiée par la Rapporteure de la Commission qui l’a apportée au Comité de Rédaction le soir même. Cette phrase a mystérieusement disparu du document des ONG présenté à la plénière ! Il faut savoir que la personne responsable de cette Commission fut Charles Graves, dirigeant de Interfaith International, une ONG ayant de l’influence à Genève. Sous des apparences « je veux être bien avec [presque] tout le monde », Interfaith International collabore avec des groupes d’extrémistes musulmans ainsi qu’avec des ONG beaucoup plus politisées que concernées par les droits humains. Je l’ai taxé d’avoir fait disparaître ce bref paragraphe ; il ne l’a pas nié.

Grâce à un nouvel ami sud-africain qui gérait le micro de mon côté, j’ai pu protester vigoureusement contre cette disparition. On a promis de faire le nécessaire. Il n’en fut rien !

Sixième invisibilité, Sixième déni.

Il était clair que ce Forum était contrôlé par des Etats représentés par de prétendues ONG, appelées par dérision des GONGOs[1] (Organisations Non Gouvernementales créées et utilisées par des gouvernements totalitaires). Dès lors, certains combats avaient droit de cité et étaient d’ailleurs instrumentalisés ; d’autres étaient tolérés, d’autres encore considérés comme contraires aux positions des puissances étatiques majoritaires et, par conséquent, réprimés sans le moindre égard pour le processus démocratique, en aucun cas pour faire avancer les Droits de « l’Homme », encore moins pour ceux des Femmes.

À Durban, nous avons constaté un discours de haine antijuif délirant auquel des associations aussi connues que Amnesty International, Human Rights Watch, le MRAP, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, ont consenti et même participé.

Parmi d’autres dirigeants d’organisations islamistes venus à cette conférence pour y accomplir un travail politique qui n’avait rien à voir avec le racisme ni avec la discrimination raciale, Massoud Shaterjee était particulièrement visible et audible. Déguisé en Palestinien et omniprésent, il se disait représentant des Palestiniens à Durban. Renseignements pris, il n’était nullement palestinien ni ne les représentait : c’est un islamiste pakistanais vivant en Angleterre.

Avant la soirée de clôture de ce forum des ONG, Fidel Castro a prononcé un discours de plusieurs heures, où toute réplique était évidemment impossible. À chaque pause brève de l’orateur, le slogan « Free, free Palestine » fusait, repris en choeur. Au bout de trois-quatre d’heures, cela s’est muté en « Kill. kill more Jews ». À l’intérieur du Forum, certaines tables affichaient des slogans anti-juifs, en particulier le stand de l’Association des Avocats arabes (ONG très respectée), où étaient vendus les Protocoles des Sages de Sion et où des dessins antisémites à la fois violents et vulgaires étaient placardés.

Sur l’un d’eux, un rabbin brandit les Protocoles des Sages de Sion et porte un casque de l’armée israélienne sur sa tête. Un autre montre deux hommes radiographiés. Dans le corps du Palestinien, Jérusalem est dans son cœur; dans le corps de l’Israélien, Jérusalem est dans son estomac. D’autres soulignent l’emprise sioniste sur le monde, Israël bâti sur la traite des femmes, les liens  supposés étroits entre juifs et francs maçons, etc., etc., etc.

Le tract le plus célèbre et que l’on voyait partout était une photo de Hitler, intitulé  « Et si j’avais gagné ? Réponse : Il n’y aurait pas eu Israël et aucun sang palestinien n’aurait été versé. » Il est intéressant de savoir que cette affichette, montrée ci-dessous, fut l’œuvre d’un activiste grassement payé par une Fondation saoudienne qui subventionne, avec des sommes astronomiques, quantité d’autres actions islamistes et racistes en Afrique du Sud depuis de longues années déjà. Ce récit fut publié dans un journal sud-africain après la clôture de la Conférence.

Quantités de slogans judéophobes fleurissaient. Par exemple:

Pourquoi les juifs n’ont jamais été mis en accusation pour le meurtre de  Jésus ?

Les arabes sont des sémites, donc devraient être considérés comme des victimes de l’holocauste et être ainsi compensés

Je crois en un Etat juif sur Mars

Vous nous avez aspiré le sang pendant toutes ces années.

Un des nombreux dessins affichés et distribués montrait un Palestinien poignardé par un couteau orné de deux drapeaux, l’un avec l’étoile de David et l’autre avec le Swastika.

Il est aussi important de signaler une marche de personnes armées dans les rues de Durban dans l’intention proclamée d’attaquer le Centre culturel juif de cette ville. Prévenues à temps, les ONGs juives qui avaient pris l’habitude de s’y réunir pour être à l’abri, ont pu partir. La marche a été arrêtée in extremis par la police.

Dans les divers ateliers et caucus, les juifs furent réduits au silence, donc niés et invisibles, souvent violemment, tout comme le furent les féministes. Le port de T-shirts par des ONG juives, avec une citation de Martin Luther King, fut critiqué comme « une provocation inadmissible ». Une Conférence de presse, organisée par des ONG juives, et qui avaient pour but d’expliquer le racisme anti-juif aux médias, fut brutalement et physiquement arrêtée par des manifestants avec une violence inouïe.

C’est dire que ce Forum, ostensiblement antisioniste, était en fait profondément judéophobe. Dans des ateliers, et même en plénière, j’insistais pour demander que ceux qui hurlaient des slogans racistes déclinent leur identité; la réponse était systématiquement que, si je posais cette question, et comme j’étais visiblement blanche, j’étais évidemment sioniste et juive et que je n’avais qu’à me taire. J’ai répondu à une Noire américaine qui me disait cela, qu’elle se taise d’abord puisque c’était à moi que l’on avait donné la parole. J’ai toujours donné mon nom et mon pays et ai demandé que chaque personne en fasse autant avant de prendre la parole, avec cependant peu de succès, sauf quand j’ai employé les mêmes tactiques qu’eux et l’exigeais en hurlant. Apparemment ce furent des tactiques qu’ils respectaient.

Celles et ceux dont la mission était de signaler le sexisme, la lesbophobie, l’antisémitisme, les discriminations contre les femmes dans des pays musulmans ou tout autre forme de racisme non voulue par les organisateurs étaient l’objet de hurlements qui les empêchaient d’être entendus, et furent souvent bousculés physiquement.

Ce Forum a voté, de façon totalement anti-démocratique, une Déclaration ignoble, dans laquelle on trouve ce paragraphe N° 161 :

Nous déclarons Israël comme un Etat raciste, un Etat d’Apartheid, où le genre d’Apartheid pratiqué par l’Etat est un crime contre l’humanité.

° demandons l’établissement d’un tribunal pour crimes de guerre pour investiguer, faire juger ceux qui pourraient être coupables de crimes, actes de génocides, purification ethnique et le crime d’Apartheid

° demandons que la communauté internationale impose une politique d’isolement complète et totale de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat d’Apartheid, comme dans le cas de l’Afrique du Sud, ce qui signifie l’imposition de sanctions et d’embargo obligatoire. »

° condamnons des Etats qui soutiennent, aident et sont complices de l’Etat israélien d’Apartheid et sa perpétration de crimes racistes comme crimes contre l’humanité, y compris la purification ethnique et les actes de génocides.

En tant que pays, Israël est le seul qui soit nommé. Il faut dire que l’exemple de nommer Israël seul comme Etat accusé vient de l’ONU qui pratique cela depuis des années déjà. Cette déclaration est largement diffusée, aujourd’hui encore, par les Etats et les GONGOs racistes et sexistes.

Il est vrai qu’à Durban, outre les GONGOs au service de leurs gouvernements, des ONG ont été manipulées par des islamistes qui se prétendaient Palestiniens, mais le plus grave est que ces dernières furent des associations connues comme antiracistes qui exprimaient avec le plus de virulence des hurlements racistes. Étaient-elles influencées par la désinformation persistante des médias et d’une grande partie de la gauche tout comme de l’extrême droite ? Je ne sais, mais cela ne les dispensait nullement d’exercer un sens critique et de respecter les principes qu’ils prônent publiquement depuis si longtemps.


[1] Durant la période de la guerre froide, les GONGOs furent des ONGs de pays sous domination soviétique qui toutes répétaient les mêmes messages mot pour mot. Même les interprètes à l’ONU à Genève en riaient. Je ne sais plus qui le premier leur a données l’appellation de GONGOs, mais ce fut courant. Elles n’ont pas disparu par la suite, comme nous pouvons le constater. Le terme signifie surtout qu’elles ne font que transmettre des messages des gouvernements qui les paient et ne sont donc en aucun cas la « voix du peuple » que doivent être les ONGs de l’ONU.

[2] L’auteur de cette affiche, Yousouf Deedat, est secrétaire général de l’Islamic Propagation Centre en Afrique du Sud. Ce centre est financé par Ben Laden. Le salaire mensuel de Yusuf Deedat est 900 000 Rands. Yusuf Deedat déclare ne pas haïr les Juifs, mais être révolté par « l’injustice comme sont victimes les frères et les sœurs en Palestine ». Il reconnaît que son salaire est versé par la famille de Ben Laden (Sunday Times, 9 septembre 2001).

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