7 octobre 2023 – 7 octobre 2025 :
Dhimmi Watch commémore ce 7 octobre par une photo et un article, qui concernent tous deux des députés. La photo, diffusée par Caroline Yadan, montre des députés qui ont tenu à rappeler les otages et la barbarie du Hamas (photo recadrée).
L’article, de Gilles-William Goldnadel, concerne d’autres députés, de La France Islamiste qu’on dit d’extrême-gauche, mais qui se rapprochent de plus en plus de l’extrême-droite radicale. Le journal d’extrême-droite radicale Rivarol est d’ailleurs un de leurs grands soutiens. Nous publions de larges extraits de cet article.
7 octobre 2023 – 7 octobre 2025. Deux ans ont passé depuis l’horreur (Caroline Yadan)
Deux ans depuis que 1 205 vies ont été brisées, que des hommes, des femmes et des enfants ont été massacrés, violés, torturés, enlevés.
Deux ans que des otages innocents sont toujours retenus dans les tunnels du Hamas à Gaza.
Nous n’oublierons jamais.
Nous, députés, avons tenu à marquer un temps d’hommage et de recueillement, pour honorer la mémoire des victimes, soutenir les otages et réaffirmer notre unité contre le terrorisme.
Nous continuerons à réclamer, avec force, la libération immédiate de tous les otages.
LFI, entre discrédit populaire et bienveillance médiatique (Gilles William Goldnadel)
Ce mardi 7 octobre. Les députés
Rima Hassan a vu dans l’immense pogrom un acte de résistance. Danièle Obono pense que c’est son organisateur, le Hamas, qui est un mouvement de résistance.
Au micro de France Info, samedi 4 octobre 2023, Manon Aubry a refusé catégoriquement d’appeler au désarmement du mouvement terroriste, tel que prévu dans le plan Trump. En raison de ces derniers développements politiques, on espère la libération des otages. Du moins de ce qu’il en reste.
Jean-François Coulomme, député Insoumis de la 4e circonscription de la Savoie a tweeté : « Pour l’instant, si libération d’otages il doit y avoir, c’est bien de ceux de la flottille kidnappés par Israël qu’il s’agit ». Ne pouvant surmonter la tempête d’indignations, il a effacé son crachat.
À l’intérieur de cette flottille, financée indirectement par le Hamas et ayant reçu le gratifiant soutien de l’Ayatollah Khamenei, de nombreux Insoumis sont à bord.
Une de leurs compagnes espagnoles de navigation, surnommée Barbie, déclare à une télévision hispanique, s’agissant du Hamas : « C’est une intox de dire qu’ils ont tué et violé des filles, ils les ont bien traitées et l’une a même dit se sentir laide parce qu’ils ne l’avaient pas touchée ». Aucune protestation féministe n’a été enregistrée.
La flotille
Thomas Portes quitte la flottille pour « raisons familiales ». Il se rend au Liban pour rencontrer publiquement un membre du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), officiellement classé organisation terroriste par la France. C’est ce mouvement qui a kidnappé les bébés Ariel, Kfir et leur maman Shiri Bibas, le 7 octobre, tous morts à Gaza. En suite de quoi, pour faire bonne mesure, il va se recueillir devant la tombe d’un des organisateurs du massacre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques en 1972. Manuel Bompard prétend à présent qu’il s’est contenté de se rendre au cimetière où il est enterré…
Il ne s’agit que des exemples les plus récents des dévoiements du parti d’extrême gauche pour lequel on ne peut instruire aucunement un procès en hypocrisie sur la question judéophobe ou antisioniste, puisque les choses sont dites et faites. Il ne fait pas de doute qu’au plan politique ou dans l’opinion, cet extrémisme toujours plus extrême est coûteux pour le parti mélenchoniste en termes de popularité.
Les liens communautaristes
L’un de ses membres, Cédric Brun, conseiller régional des Hauts-de-France, a annoncé le 25 septembre son retrait. Il dénonce une « dérive idéologique majeure » qu’il attribue à un « entrisme religieux » mais aussi à une « infiltration » par des individus proches des Frères musulmans, particulièrement depuis le 7 octobre. Il met en cause notamment les focus sur la Palestine, le port du voile et le halal. Ce départ motivé coïncide avec la sortie de l’essai de l’écrivain franco-syrien Omar Youssef Souleimane qui documente soigneusement les liens entre les islamistes radicaux et la France insoumise communautariste.
La conséquence principale de cette perte de popularité se traduit par le fait qu’au sein du personnel politique comme dans l’opinion, le parti insoumis a remplacé le Rassemblement national comme parti repoussoir et qu’un cordon sanitaire est en train de se coudre autour de son corps. Même le Parti socialiste est contraint de prétendre ne plus vouloir contracter d’alliances électorales, sans convaincre vraiment, tant au regard de sa faiblesse que de ses orientations idéologiques.
Et pourtant ce parti d’extrême gauche qui ne se caractérise pas par un philosémitisme exacerbé et qui, je l’ai écrit, ne cache même plus ses sympathies pour les terroristes tueurs de juifs, est loin d’avoir sombré. On aurait pu imaginer un naufrage, il ne s’agit que d’une embardée. Au 6 octobre 2025, sur la base des sondages récents, on peut estimer les sympathisants de LFI entre 4 et 6 millions de personnes soit 8 à 12 %, ce qui est loin d’être marginal.
À cela deux explications logiques autant que classiques :
Le changement démographique qui favorise ce parti communautariste, foncièrement antifrançais et même anti-blanc, puisqu’il prône, par la voix de son chef se vantant détester vivre dans un quartier trop blanc, la créolisation. Autrement dit, la disparition rapide par voie de mélange accéléré. Pour faire bonne mesure, Jean-Luc Mélenchon souhaite qu’on ne dise plus qu’on parle “le français”. La haine systématisée du policier français doit être appréhendée dans cette même aversion de l’État, de la Nation et du peuple indigène de France.
L’explication passe aussi par la radicalité ordinaire de la jeunesse. Ces jeunes, pas tous issus de l’immigration islamique, qui arborent plus volontiers le drapeau palestinien que le drapeau français, moins par amour du premier que par détestation du second. Mais il est une autre explication, sociologique celle-là, et moins aisément admise, le fait que le monde journalistique, bien plus ancré à gauche, ne manifeste, dans sa majorité, aucune antipathie pour La France insoumise. Ce qui est évidemment d’extrême conséquence sur l’esprit public.
Les médias complices
Reprenons, s’il en était besoin, les exemples détestables de détestation que j’ai pris au début de cette chronique.
Je mets au défi qui que ce soit de me faire lire ou entendre la moindre critique ou seulement le début d’un commencement de contestation de l’attitude du député Portes au Liban ou des déclarations de sa collègue Hassan, dans Le Monde ou l’audiovisuel de service public.
Je n’écris évidemment pas que tous les journalistes de ces médias adhèrent à la France insoumise, mais peu, ainsi qu’on le voit, sont irrités par elle. Preuve scientifique en est rapportée par leur lexique : ils classent toujours le Rassemblement national à « l’extrême droite ». Mais La France insoumise ne fait partie que de la « gauche radicale », quand ce n’est pas seulement de « la gauche de la gauche ». Ce qui est plus aimable.
La France insoumise milite pour que le Prix Nobel de la Paix soit remis à Francesca Albanese qui a justifié le 7 octobre et glorifié le Hamas.
Autre exemple, le compte X “Médias Citoyens” expliquait sur X, selon ses calculs, qu’Éric Coquerel était l’invité politique le plus souvent convié par France Info TV. Le 14 janvier 2025, une journaliste de la chaîne publique, croyant son micro coupé, s’exclama : « C’est le meilleur, Coquerel !”… Depuis, le député insoumis est toujours reçu avec une grande urbanité….
Pour terminer, et puisque nous serons demain le 7 octobre, je voudrais illustrer l’impact de la détestation pathologique d’Israël — et plus largement de l’Occident — dans l’opinion publique européenne par la voie médiatique. Je prendrai l’exemple de Francesca Albanese. Celle-ci, rapporteuse de l’ONU pour les territoires palestiniens, est l’égérie de la France insoumise qui milite pour qu’elle reçoive le Prix Nobel de la Paix. Elle a justifié le 7 octobre, glorifié le Hamas et tout récemment manifesté physiquement son exaspération quand un maire italien de gauche souhaitait la libération des otages israéliens. Samedi, Le Monde, devenu journal de révérence, écrivait aimablement qu’elle était « la figure de référence du mouvement européen de soutien aux Palestiniens ».
L’extrême gauche insoumise a encore de beaux jours devant elle. Et la France de bien mauvais.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié dans Figaro Vox.

