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Les islamistes sèment la terreur et la mort aussi en Afrique et au Moyen-Orient – chronique de juillet 2025 (1) (Raymond Ibrahim) – info

Nov 30, 2025

Les islamistes sèment la terreur et la mort aussi en Afrique et au Moyen-Orient – chronique de juillet 2025 (1) (Raymond Ibrahim) – info

Après avoir reçu le Président syrien Ahmad al-Charaa à l’Elysée en mai 2025, Emmanuel Macron s’est inquiété en juillet des violences contre les Druzes, avec près de 1300 morts. «Les récentes violences en Syrie rappellent l’extrême fragilité de la transition. Les populations civiles doivent être protégées», a écrit sur X le président français, qui demande un «dialogue apaisé» localement pour «permettre de répondre à l’objectif d’unification de la Syrie dans le respect des droits de tous ses citoyens». L’unification de la Syrie sous la houlette du Président islamiste ? Les minorités n’y croient déjà plus. Vous lirez ici la chronique mensuelle de Raymond Ibrahim, des persécutions et massacres de Chrétiens dans le monde, y compris en Syrie. Ses conseillers en informent-ils le Président ? Ci-dessous la première partie de la compilation de Raymond Ibrahim du mois de juillet 2025.

Syrie :

Attaques contre des églises chrétiennes par des proches du nouveau Président

D’après un rapport du 15 juillet 2025, des djihadistes et autres terroristes fidèles au nouveau « président » du pays, Ahmed al-Charia, ont attaqué l’église Saint-Michel, une église orthodoxe grecque. Les militants l’ont pillée avant d’y mettre le feu. Des sources locales ont décrit cette attaque comme s’inscrivant dans la campagne menée par le nouveau régime contre les populations non sunnites. Dans les jours qui ont suivi, des centaines de membres de la communauté druze, dont des femmes et des enfants, ont été particulièrement pris pour cible et victimes de massacres, voire de pire encore, lors de cette purge.

Abattu après avoir refusé la jizya

D’après un rapport du 10 juillet, George Ishoh, un orfèvre chrétien, a été abattu devant son domicile à Hmoth après avoir refusé de payer la jizya (droit de protection) à des musulmans armés. Les assaillants masqués lui ont tiré une balle dans la tête avant de prendre la fuite. Ses voisins ont transporté d’urgence ce père de famille à l’hôpital le plus proche, mais il est décédé. Ce meurtre survient dans un contexte d’insécurité croissante dans les quartiers chrétiens, malgré les assurances de protection données par le gouvernement après l’attentat à la bombe contre l’église orthodoxe grecque Mar Elias (Rûm) à Daramsuq, qui avait coûté la vie à des dizaines de chrétiens en juin. Le rapport souligne que « les meurtres, les enlèvements et les vols persistent sans que des mesures concrètes soient mises en œuvre pour les endiguer », mettant en lumière l’incapacité du gouvernement syrien à protéger les communautés chrétiennes et autres communautés non musulmanes.

Ciblage systématique des Chrétiens défendant leur communauté

De même, selon un rapport du 6 juillet, la situation dans la vallée chrétienne de Syrie demeure dramatique. Les habitants qui défendaient autrefois leurs communautés sont désormais persécutés malgré les promesses d’épargner les chrétiens. Zhoryk, ancien chef d’une unité d’autodéfense de la vallée, explique que sa maison a été détruite et pillée, et que les autorités ont fait saisir son terrain pour l’empêcher de le vendre. Des mesures similaires ont été prises contre son collègue Beshar, lui aussi ancien responsable chrétien des Forces de défense nationale. L’unité de Zhoryk avait non seulement protégé son propre district, mais avait également contribué à libérer Maaloula et d’autres villes chrétiennes importantes des combattants islamistes. Malgré ces efforts, ceux qui ont résisté aux forces djihadistes sont maintenant pris pour cible. Même les anciens combattants ne sont plus à l’abri : « Un oncle qui dirigeait une unité syrienne en 1973… et son fils » ont récemment été arrêtés, ce qui envoie un message clair quant aux personnes favorisées par les autorités et à celles qui s’exposent à des représailles. Les résidents chrétiens sont, dans l’ensemble, « désorientés et hébétés », sans « chefs, sans structure, sans plan, sans ressources » pour résister à de nouvelles attaques. Zhoryk lui-même est « incapable de travailler » suite à ses blessures, ce qui fragilise la population locale. Le rapport met en lumière le ciblage systématique des Chrétiens qui ont défendu leurs communautés : malgré des promesses de protection antérieures, ceux qui s’opposaient aux militants musulmans sont punis sous le nouveau régime, leurs maisons et leurs biens sont saisis, et leurs dirigeants destitués.

Nigéria :

Voici quelques-uns des incidents les plus marquants du génocide en cours perpétré contre les chrétiens du Nigéria :

Le 7 juillet, des Peuls musulmans ont pris d’assaut un une église chrétienne pendant l’office, à Yaribori, dans l’État de Katsina, assassinant le pasteur Emmanuel Na’allah de l’église baptiste de Bege et Mallam Samaila Gidan Taro. Une Chrétienne a été enlevée. Selon des témoins, les assaillants, circulant à moto, criaient « Allahu Akbar » et « Mort aux infidèles ». L’un d’eux se souvient : « Le révérend Na’allah s’est tenu devant la chaire et a tenté de les raisonner. Ils l’ont abattu sans hésiter. » Le pasteur, fervent défenseur de la coexistence entre Musulmans et Chrétiens, avait reçu des menaces mais avait refusé toute protection. Les habitants ont remarqué que les assassins avaient délibérément épargné les maisons musulmanes voisines. Depuis janvier 2023, au moins 63 pasteurs nigérians ont été tués et 89 enlevés, selon un rapport.

Impossible de cultiver sa terre

Ce rapport du 1er juillet apporte des précisions sur la situation dans l’État de Katsina. Il indique que, depuis 2020, la paroisse Saint-Joseph est la cible d’attaques incessantes perpétrées par des extrémistes peuls musulmans armés. Des villages ont été détruits, des Chrétiens enlevés et des exploitations agricoles abandonnées. Le père Stephen Solomon Shidi explique que ces extrémistes interdisent désormais aux Chrétiens de cultiver la terre et punissent toute rébellion par des fusillades, des enlèvements et des menaces contre les familles. Des milliers de personnes restent déplacées, vivant dans des abris surpeuplés, sans nourriture ni soins médicaux. Le père Shidi a exhorté le gouvernement à protéger les Chrétiens et les organisations internationales à fournir une aide d’urgence : « De nombreuses familles ont tout perdu : leurs fermes, leurs maisons, leurs proches. » Malgré la présence militaire, les milices peules continuent de terroriser les communautés chrétiennes rurales en toute impunité.

Le 7 juillet également, des éleveurs musulmans ont perpétré une nouvelle attaque sanglante dans l’État voisin de Kaduna, tuant deux Chrétiens, en blessant trois et en enlevant plusieurs autres. Cet acte est survenu quelques jours seulement après l’enlèvement, le 28 juin à 1 h du matin, d’Obadiah Iguda, 48 ans, chef du village de Bauda, par des éleveurs. Plus tôt en juin, ils avaient exécuté un autre chef, Stephen Alhassan, 57 ans, en le poursuivant à moto, en lui tirant dans la jambe, puis en lui faisant sauter la cervelle. Un responsable local a déclaré : « Les terroristes lui ont pointé un fusil sur le front et l’ont brutalement exécuté. » Les Chrétiens décrivent leur vie sous cette contrainte : « Nous ne pouvons plus dormir paisiblement chez nous… notre communauté est détruite, notre peuple est traqué et notre avenir est volé. »

Enlèvements, villages détruits

Le 11 juillet, des militants peuls ont pris d’assaut une église évangélique nommée “Winning All” dans l’État de Kaduna, tuant cinq chrétiens et en blessant trois autres. « Nous vivons dans une peur permanente », témoigne Happiness Daniel, une habitante. Ce nouveau bain de sang fait suite à des mois de terreur dans le comté de Kajuru, où plus de 110 chrétiens ont été enlevés depuis janvier. Les raids peuls ont incendié des églises, détruit des maisons et enlevé des dizaines de personnes, des familles entières arrachées à leurs villages comme Bauda, Ungwan Yashi et Makyali. « Cet acte de violence insensé a exacerbé le climat d’insécurité et de peur », déplore Stephen Maikori, un responsable communautaire, rappelant qu’un autre pasteur a récemment été assassiné et que 38 chrétiens ont été enlevés, la plupart toujours portés disparus. Des témoins décrivent des bergers musulmans armés proférant des menaces et ciblant délibérément les Chrétiens, tout en épargnant leurs voisins musulmans. « C’est avec une immense douleur que je vous informe des attaques incessantes contre nos communautés pacifiques », déclare Jonah Dodo, un autre habitant, dénonçant l’inaction du gouvernement.

Aux premières heures du 14 juillet, des milices peules musulmanes ont pris d’assaut le village agricole chrétien de Jebu, dans l’État du Plateau, tuant au moins 32 personnes , dont des femmes, des enfants et même un bébé de trois mois. Les survivants ont décrit une attaque coordonnée : des hommes armés ont encerclé le village à 3 h du matin, tirant sur les maisons et incendiant des habitations, des terres agricoles et l’église locale. Des familles entières ont été retrouvées brûlées vives dans leur maison.

« Ils sont arrivés de toutes parts, tirant et incendiant les maisons. Quiconque tentait de fuir était abattu », a déclaré Ezekiel Dung, un agriculteur qui a échappé de justesse à la mort. Les chefs de la communauté ont accusé les soldats stationnés à proximité de ne pas être intervenus, certains allant même jusqu’à empêcher les jeunes du village de défendre leurs maisons. Le gouverneur du Plteau, Caleb Mutfwang [DW qui est chrétien] a condamné le massacre, le qualifiant de « violence organisée contre des innocents » et rejetant la version de “conflit entre agriculteurs et éleveurs”. Des survivants comme le révérend Musa Alamba, qui a perdu son église et sa maison, se réfugient désormais sous les arbres et implorent de l’aide : « J’ai tout perdu. »

Lors des funérailles collectives du 25 juillet, qui ont eu lieu pour les chrétiens assassinés, James Nyango, militant des Droits de l’Homme, a déclaré :

« Ce sont les corps de chrétiens innocents, sauvagement et atrocement assassinés dans leur sommeil par des bergers et des terroristes peuls musulmans, dans une communauté située à moins de 200 mètres d’un poste de contrôle militaire de la Force spéciale d’intervention (STF), dans la zone de gouvernement local de Riyom. Le fait que cette communauté ait remarqué et signalé l’attaque imminente aux officiers de la STF à ce poste de contrôle est d’autant plus inquiétant et suspect, et soulève de nombreuses questions. »

Un autre responsable local a déclaré que les terroristes musulmans « allaient de maison en maison tuer les personnes âgées, les femmes et les enfants ».

Un autre rapport daté du 7 juillet fait état de nouveaux massacres de Chrétiens dans les États de Benue et de Plateau, et cite le leader de jeunesse Zang Davou de Plateau qui déclare :

« En quelques semaines seulement, 58 vies innocentes ont été brutalement assassinées de sang-froid – des pères, des mères, des enfants et des jeunes… Nous sommes fatigués d’enterrer nos proches… fatigués de voir notre patrimoine détruit. »

République démocratique du Congo :

Les islamistes ont tiré à bout portant sur les Chrétiens

Dimanche 27 juillet, des terroristes islamistes ont massacré au moins 40 chrétiens lors d’une attaque contre l’église catholique de la Bienheureuse Anuarite. Selon des sources locales, les terroristes ont frappé vers 1 h du matin, ciblant une trentaine de fidèles qui se préparaient pour une messe. « Ils ont tiré à bout portant sur les chrétiens », a déclaré Christophe Munyanderu, coordinateur de la Convention pour le respect des droits de l’homme. Des machettes et des armes à feu ont été utilisées pour tuer d’autres personnes à l’intérieur de l’église. Des jeunes chrétiens ont été enlevés et plusieurs maisons incendiées. Des corps gisaient encore au sol dimanche matin et les églises sont restées fermées. Au total, au moins 82 chrétiens ont été tués de la même manière au cours du mois de juillet, précise le rapport. 

Ouganda : Le vendredi 18 juillet,

Kasajja Abdul Maliki, un converti au christianisme âgé de 37 ans, a été assassiné par des membres de sa famille musulmane alors qu’il priait chez lui pendant l’office à la mosquée. Depuis sa conversion le 12 avril, Maliki s’enfermait chez lui tous les vendredis pour prier et étudier la Bible. « J’ai alors alerté les membres de la famille de cette étrange façon de prier, et ils se sont précipités chez lui », a raconté sa nièce, Shamina, fille de Lubega Kalimu, le frère aîné de Maliki. « Ils ont trouvé la maison fermée à clé, Maliki étant toujours en prière. Ils ont forcé la porte et sont entrés. Ils l’ont trouvé en train de prier, la Bible posée à côté de lui. » Des membres de sa famille ont déchiré sa Bible et l’ont attaqué en criant « Allah Akbar », a poursuivi Shamina. « Peu après, d’autres membres de la famille sont arrivés, armés de couteaux et de bâtons, menés par mon père, Kalimu, et Sempa Arafat. Alors que Maliki appelait à l’aide, Kalimu l’a poignardé en plein cœur. » Les voisins sont arrivés trop tard pour intervenir. « Nous avons essayé de sauver Maliki », a déclaré l’un d’eux, « mais il était trop tard pour lui sauver la vie, et il est décédé en route vers une clinique voisine. »

Pour des photos des lieux, des détails des évènements, consulter l’article original de Raymond Ibrahim, https://www.gatestoneinstitute.org/21855/persecution-of-christians-july
Traduction libre de Dhimmi Watch. L’ordre des pays cités a été modifié pour des raions éditoriales. Reproduction autorisée en citant la source, l’auteur (RI) et le lien.

Raymond Ibrahim est membre du Comité d’Honneur de Dhimmi Watch.

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