Des dhimmis chrétiens agressés, il y a quelques jours (Coptic Solidarity)- information
La dhimmitude, c’est le statut discriminatoire imposé aux non-Musulmans dans les pays colonisés par le djihad. On vous dit que la dhimmitude a été abolie en 1856 par le Sultan Abdülmecid Ier. C’est vrai, mais vous dit-on que sous l’influence de fanatiques, ce racisme systémique perdure dans de nombreux pays sous la sharia ? Lisez ce qui vient d’arriver il y a quelques jours aux Chrétiens dhimmis de la province de Minya, en Égypte. Nous espérons que nos lecteurs, musulmans et non-musulmans, feront connaître haut et fort leur réprobation de tel agissements au nom de l’islam. Les mots peuvent changer l’Histoire.
Tout a commencé par une rumeur
Le 23 octobre 2025, le village de Nazlet Jelf, dans la province égyptienne de Minya, a été le théâtre de violences antichrétiennes. L’élément déclencheur était assez courant : des rumeurs faisant état d’une liaison amoureuse entre un jeune Copte et une musulmane. Il est admis qu’un homme musulmans ait des relations avec une chrétienne, mais l’inverse n’est pas toléré. Comme cela s’est produit si souvent en Haute-Égypte depuis des siècles, cette seule accusation a suffi à mobiliser une foule musulmane déchaînée.
Des témoins oculaires ont décrit des scènes de chaos :
« Un grand nombre de villageois ont encerclé les maisons des Chrétiens…. Ils jetaient des pierres sur les maisons, brisant portes et fenêtres. Les agresseurs ont allumé des incendies, brûlant des maisons et des terres agricoles appartenant à des Coptes. Les femmes criaient ; les enfants pleuraient de terreur. Même ceux qui n’avaient aucun lien avec la prétendue liaison amoureuse ont été pris à partie. »
La fureur de la foule était aveugle, une punition collective infligée pour une soi-disant violation des sensibilités islamiques par cette liaison amoureuse interdite. Les Coptes sont dorénavant en proie à la peur. Des moments de vie quotidienne partagée – des enfants qui jouent ensemble, des voisins qui se rendent visite – se sont mués, en haine, en agression et en terreur.
La police n’est intervenue qu’une fois l’émeute passée
Une fois l’émeute apaisée, la police est finalement intervenue pour “rétablir l’ordre.” Mais les dégâts, tant matériels que moraux, restent considérables. Les familles chrétiennes ont gardé leurs enfants à la maison, craignant de nouvelles agressions. Nombre d’entre elles envisagent de déménager.
Les autorités locales se sont contentées des déclarations de principe habituelles : « La loi doit s’appliquer à tous », ont-elles affirmé. Pourtant, ceux qui connaissent Minya savent que des déclarations similaires ont suivi presque chaque incident comparable, sans pour autant aboutir à aucune responsabilisation.
L’accès de violence à Nazlet Jalf n’est pas un cas isolé ; il s’inscrit dans une longue tradition de violence antichrétienne en Égypte. La simple accusation de transgression de la charia – qui interdit les relations entre hommes chrétiens et femmes musulmanes – a suffi pendant près de quatorze siècles à mobiliser des foules musulmanes pour punir collectivement les Coptes.
Minya a une longue histoire de tels incident. Au cours des dernières décennies, des groupes musulmans fanatiques comme al-Gamaʿa al-Islamiya ont pris pour cible les Coptes. Aujourd’hui, même en l’absence de structure organisée, la logique de la culpabilité collective prend le pas : une rumeur concernant un homme chrétien devient un prétexte pour terroriser toute sa famille et, par extension, sa communauté.
La famille chrétienne agressée, obligée de quitter le village
Au lieu de poursuivre les agresseurs musulmans comme prévu —, les autorités locales ont invoqué un différend entre deux familles et ont convoqué une soi-disant « session de réconciliation », avec la participation de centaines de villageois. Les décisions prises lors de cette session étaient, comme prévu, coercitives, extralégales et contraires à la Constitution égyptienne. Elles comprenaient des amendes à la famille du jeune homme, l’obligation à la famille de vendre leur maison et de quitter le village, ce qu’ils ont accepté sous la terreur. L’expulsion de la famille chrétienne, a été accueillie par des applaudissements triomphants, des chants « Allahu Akbar » et des youyous de la part de la majorité musulmane.
Cet évènement n’est que la suite d’une longue série
D’autres cas similaires se sont produits dans la province de Minya. En 2016, une femme chrétienne âgée, Soad Thabet, avait été déshabillée en public, battue, insultée et promenée dans les rues du village d’al-Karm par des centaines d’hommes musulmans. Son “crime” : son fils était accusé d’avoir fréquenté une femme musulmane. Malgré des preuves vidéo et des témoignages oculaires identifiant clairement les agresseurs, ces derniers ont été acquittés. Madame Thabet a confié plus tard : « Même si je suis forte, il m’est parfois difficile de parler ; je retiens toujours mes larmes et il m’arrive de craquer. »
En janvier 2012, une foule de plus de trois mille Musulmans avait attaqué des Chrétiens dans un village d’Alexandrie parce qu’un musulman accusait un chrétien d’avoir des “photos intimes” d’une femme musulmane sur son téléphone.
Quelques mois plus tard, le village de Dahchour a été le théâtre d’une nouvelle attaque d’envergure contre des Coptes après qu’un blanchisseur chrétien eut accidentellement brûlé la chemise d’un musulman. Une rixe éclata et, en représailles, quelque deux mille musulmans attaquèrent plusieurs maisons et commerces chrétiens, causant d’importants dégâts matériels et forçant des dizaines de familles à fuir.
Punitions collectives
Tous ces incidents démontrent la logique immuable, exposée pour la première fois dans le « pacte d’Omar », un texte juridique clé décrivant les relations entre musulmans et chrétiens (ou juifs) : l’ offense d’un seul dhimmi justifie la punition collective de toute une communauté chrétienne – un schéma qui s ‘est répété au fil des siècles.
Pour la foule musulmane, la prétendue « infraction » n’est pas une affaire privée, mais une violation de l’ordre divin et social. Des témoins oculaires de ce dernier soulèvement à Nazlet Jelf l’ont clairement indiqué : « Même des personnes sans lien avec les accusés ont été agressées. La violence était aveugle. Des incendies ont été allumés. Des maisons chrétiennes ont été détruites. »
Il est important de noter que nombre de ces attaques ont lieu le vendredi, jour de prière collective musulmane, où les sermons et les rassemblements à la mosquée suscitent souvent l’indignation des fidèles face aux offenses perçues comme commises par des non-musulmans. Le renforcement idéologique, conjugué à des normes sociales profondément ancrées, fait que la punition collective est non seulement tolérée, mais attendue.
Les rumeurs d’un homme chrétien courtisant une femme musulmane, ou des différends mineurs, suffisent ainsi à mobiliser une foule qui se perçoit comme rendant justice divine – comme lorsque des milliers de musulmans ont attaqué et incendié des propriétés chrétiennes dans un autre village de la province de Minya en apprenant qu’un foyer chrétien allait se faire installer un amplificateur de réseau mobile sur son toit.
En résumé, ce scénario est bien connu :
- Une rumeur ou une accusation surgit, souvent à propos d’un chrétien qui « dépasse les bornes » et blesse la sensibilité musulmane (par exemple en fréquentant une femme musulmane, en essayant de construire ou de réparer une église, etc).
- Des fanatiques musulmabs poussent une foule à agresser les Chrétiens.
- Les autorités interviennent tardivement, mais punissant rarement les auteurs des faits.
- Les chrétiens sont contraints de se “réconcilier” avec leurs agresseurs, sans que justice soit rendue, et de se préparer à la prochaine répétition du même schéma.
L’ absence de sanction [DW : et de protestations internationales] renforce l’idée que de tels actes sont acceptables. Cette impunité, consolidée de génération en génération, a normalisé les châtiments collectifs. Dans tous les cas de châtiments collectifs infligés aux Coptes, la même logique s’applique – et ce depuis des siècles : rumeurs, loi islamique et application laxiste engendrent une violence débridée.
Le scénario est vieux , familier et immuable – et l’histoire se répétera tant que les conditions resteront les mêmes. La dhimmitude motive toutes les organisations islamistes, de Boko Haram au Hamas.
Traduction libre de l’article de Coptic Solidarity, 26/10/2025 : From rumor to rampage: the collective punishment of Egypt’s Coptic Christians, https://www.copticsolidarity.org/2025/10/26/from-rumor-to-rampage-the-collective-punishment-of-egypts-coptic-christians/.
Reproduction autorisée à condition de mentionner la référence de cet article (nom de l’auteur et lien de Dhimmi Watch).

