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Bondi Beach, les mensonges qu’on répète sans cesse (Simone Rodan)

Déc 16, 2025

Bondi Beach, les mensonges qu’on répète sans cesse (Simone Rodan)

Dhimmi Watch traduit ici un message diffusé par mail par Simone Rodan ce 15 novembre. Ce message est important, parce que l’auteure n’hésite pas à aller à la source du mal : les islamistes et leur financement. Et elle fait des recommandations. Traduction libre par Dhimmi Watch.

Ce qui s’est passé à Bondi Beach n’est pas arrivé par hasard.

Deux jours après le 7 octobre 2023, jour où le Hamas a perpétré le pire massacre de Juifs depuis l’Holocauste, une foule s’est rassemblée devant l’Opéra de Sydney. A ce moment, en Israël, on procédait encore à l’identification des corps ; les familles recherchaient toujours les disparus ; des otages étaient retenus dans des tunnels à Gaza. Mais dans les rues de Sydney, on scandait : “Gazez les Juifs !” “Nique les Juifs !”. C’est là qu’aurait dû être la ligne que l’Australie ne franchirait pas.

Mais en fait, il ne s’est rien passé. Certes, les gens ont été choqués, mais c’est tout. Et l’année suivante : des synagogues ont été incendiées, des écoles attaquées, des explosifs ont été découverts près d’une synagogue de Sydney, et des infirmières plaisantaient sur le fait de tuer des patients israéliens.

Chaque incident a été traité séparément. Mais ensemble, ils racontaient une seule histoire : les Juifs d’Australie étaient systématiquement pris pour cible. Puis ce fut le drame de Bondi Beach. Des Juifs assassinés alors qu’ils célébraient Hanoukah.

Tout le monde est sous le choc.

 

Le modèle

Ce phénomène n’est pas propre à l’Australie. À Manchester, des Juifs ont été assassinés alors qu’ils priaient à Yom Kippour. Aux États-Unis, des Juifs ont été tués lors de rassemblements communautaires. Différents pays, différents contextes, mais même schéma. Les gouvernements occidentaux réagissent toujours de la même manière : discours, bougies, gardes de sécurité aux synagogues, plans d’action qui n’aboutissent à rien.

Et ça continue de se produire.

Pourquoi ? Parce que les dirigeants occidentaux ont décidé de combattre l’antisémitisme sans s’attaquer à ses causes profondes.

 

L’évasion

Oui, la plupart des dirigeants occidentaux condamnent l’antisémitisme. Mais de quel antisémitisme parle-t-on ? L’antisémitisme politiquement opportun. Celui qui émane de leurs adversaires ? L’antisémitisme déguisé en discours de justice sociale ? Celui scandé lors des manifestations, enseigné sur les campus, relayé en ligne ? Celui-là est toujours justifié. Il a un “contexte”. C’est de la “colère” au sujet de Gaza. C’est une « critique d’Israël ».

« Mondialiser l’intifada. »

« Du fleuve à la mer. »

« Le sionisme est du racisme. »

Ce ne sont pas des métaphores. En Israël, l’Intifada s’est traduite par des cafés explosés, des bus bombardés et des civils assassinés. En Occident, elle signifie la même chose, à terme. Les slogans ont été répétés pendant des années avant Bondi Beach. Le langage s’est normalisé. Les cibles ont été identifiées.

La violence n’éclate pas spontanément. Elle est précédée de mots. Et lorsque ces mots sont tolérés, lorsque le slogan “Gazez les Juifs” reste impuni, la violence suit.

Les Racines

D’où cela vient-il ?

Commençons par le plus évident : l’idéologie islamiste. Un mouvement politique totalitaire qui cible les Juifs depuis des décennies et qui opère désormais ouvertement dans les sociétés occidentales. Nombre des attaques les plus meurtrières contre les Juifs en Occident ont été perpétrées par des individus radicalisés par cette idéologie. C’est un fait. Le nommer n’est pas de l’intolérance, c’est une condition sine qua non pour agir.

Il y a ensuite la question de l’argent. Les Gardiens de la révolution iraniens, le Qatar, la Turquie, et même la Chine et la Russie, investissent massivement dans les universités, les ONG, les médias, la manipulation des réseaux sociaux et les réseaux activistes qui diabolisent Israël et déstabilisent les sociétés occidentales. Le régime iranien a déjà perpétré des attentats terroristes contre des cibles juives en Occident.

Et pourtant, l’Europe refuse toujours de considérer les Gardiens de la révolution comme une organisation terroriste.

Pourquoi ? Realpolitik. Diplomatie. Lâcheté.

Mais l’idéologie et l’argent étranger ne fonctionnent que parce que les sociétés occidentales sont vulnérables. En Europe, la culpabilité liée au colonialisme est projetée sur Israël et les Juifs. Accuser les Juifs de génocide rend en quelque sorte l’Holocauste plus supportable. C’est un mécanisme psychologique et c’est malsain.

Aux États-Unis, ce même mécanisme instrumentalise la race. Les Juifs sont présentés comme des “oppresseurs blancs” afin que la gauche prétendument progressiste puisse leur imputer sa culpabilité non résolue concernant l’esclavage. Israël devient le symbole des péchés de l’Amérique. À l’extrême droite, le vieil antisémitisme n’a jamais disparu ; il a simplement attendu. Et il revient. Avec une violence inouïe. Candace Owens, Nick Fuentes, Tucker Carlson.

Toutes ces forces convergent. Et elles prospèrent sur la même chose : le déclin démocratique, la faiblesse des institutions, les luttes politiques tribales, une fascination pour les autocrates étrangers et leur argent, et l’effondrement de la vérité partagée.

Les gouvernements ont pris le bruit pour des chiffres. Une minorité bruyante et radicale a dicté les termes du débat. Les institutions ont capitulé.

L’Australie a reconnu un État palestinien sans même exiger la libération des otages. La Grande-Bretagne a fait de même. La France aussi. Cela a-t-il apaisé qui que ce soit ? Vraiment ?

 

Ce qui doit se passer

Premièrement : il faut nommer la menace. L’idéologie islamiste n’est pas une religion, c’est un mouvement politique totalitaire. Les Frères musulmans, les groupes salafistes et les régimes qui les financent doivent être affrontés frontalement, et non apaisés.

Deuxièmement : faire respecter la loi. “Gazez les Juifs” est une incitation à la haine. Poursuivez-la. Les responsables universitaires qui laissent le harcèlement d’étudiants juifs se produire doivent être tenus responsables. Excluez-les. La loi existe : appliquez-la.

Troisièmement : cessons de laisser le langage être instrumentalisé. Le mot “génocide” a été vidé de son sens et sert désormais à justifier la violence. Réapproprions-le-nous. Refusons que nos institutions fondamentales soient transformées en armes contre le seul État juif au monde. Elles toucheront le peuple juif, partout dans le monde.

Quatrièmement : raviver le courage civique. Protéger les personnes, y compris au sein des communautés musulmanes, qui rejettent l’islamisme et osent s’exprimer. Rendre la vérité plus accessible. Cesser de livrer l’espace public aux extrémistes. Multiplier ces initiatives. Les valoriser.

Et enseignez aux jeunes que le désaccord n’est pas synonyme de destruction. Que le pluralisme exige la liberté d’expression, non pas les discours haineux. Qu’on peut débattre avec passion sans pour autant exclure ceux qui ne partagent pas votre avis.

 

L’avertissement

Lorsqu’une société tolère l’antisémitisme pourvu qu’il soit enrobé du bon langage, cette société a perdu la capacité de distinguer entre la critique légitime et la haine éliminatoire. C’est un échec civilisationnel.

Bondi Beach est un avertissement de plus. La question est de savoir si quelqu’un écoute.

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