Pseudogénocide : discours de Sébastien Lecornu
Au 40ème dîner du CRIF, le 19 février 2026, le Premier Ministre français, Sébastien Lecornu a eu des mots très forts pour rejeter l’accusation de génocide à Gaza, déclarant que c’était une inversion de la réalité.
Sur la question du « génocide » à Gaza, il a affirmé avec beaucoup de force qu’il existe aujourd’hui « une stratégie sémantique ». « Celle qui consiste à retourner l’accusation. À déposséder les Juifs de leur histoire, les faire passer de victimes à bourreaux. Parler de « génocide » à Gaza pour leur arracher la mémoire de la Shoah. Pour relativiser. Pour inverser. »
« La guerre des mots prépare la guerre contre les personnes. Elle désigne des cibles. »
Il a ajouté : « Employer le mot « génocide » n’est pas neutre : c’est une arme politique. Ce n’est pas un diagnostic juridique établi par une juridiction internationale. La guerre des mots prépare la guerre contre les personnes. Elle désigne des cibles. Elle légitime l’hostilité envers tout « sioniste », donc envers tout Juif. »
Dans son discours, le Premier ministre a également annoncé que « le Gouvernement inscrira […] à l’ordre du jour des travaux du Parlement dès ce printemps la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan, enrichie des écritures du Conseil d’État saisi par la Présidente de l’Assemblée nationale ».

