Réponse à Natacha Polony : « Israël – Palestine : sans espoir… »


Par Evelyne Tschirhart

Les pompiers israéliens éteignent une voiture qui a pris feu après le lancement d'une roquette depuis la bande de Gaza, à Ashkelon, dans le sud d'Israël, le 11 mai 2021.
Les pompiers israéliens éteignent une voiture qui a pris feu après le lancement d’une roquette depuis la bande de Gaza, à Ashkelon, dans le sud d’Israël, le 11 mai 2021. REUTERS – NIR ELIAS

Le texte de Natacha Polony est désespérant ! Désespérant, car elle n’a toujours pas compris les vrais enjeux de la guerre au Moyen-Orient. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est, selon la journaliste :

« une simple querelle juridique sur des maisons de Jérusalem-Est réclamées par des Juifs qui en possèdent les titres de propriété. »

Cependant, elle va plus loin en ajoutant :

« mais les Palestiniens expulsés de chez eux en 1948 ont-ils, eux, les moyens et le droit de réclamer les maisons de leurs ancêtres ? »

Natacha Polony devrait se replonger dans Histoire : revenir à la création de l’État d’Israël en 1948. Le partage de la Société des Nations donnait au peuple hébreu une partie (la plus petite) à Israël et une autre partie, (la plus grande), aux Arabes appelés « Palestiniens » de façon erronée puisqu’ils étaient Jordaniens, Égyptiens, Irakiens ou Syriens. Ce partage, accepté par les Israéliens, n’a jamais été signé par les pays arabes qui ont immédiatement attaqué Israël afin de le détruire dans l’œuf et de récupérer toute la terre. Hélas pour eux, Israël a gagné cette première guerre et les suivantes. Les pays arabes qui pensaient liquider Israël en quelques jours avaient demandé aux habitants arabes de quitter momentanément leurs maisons puisqu’ils étaient sûrs de vaincre et de récupérer toute la terre, du Jourdain à la mer ! Mais les choses ne se sont pas passées ainsi et le calvaire des Palestiniens a commencé. Victimes, les Palestiniens l’ont été, de leurs propres dirigeants et des pays arabes (qui ne voulaient pas d’eux), car il était inconcevable pour eux de laisser des dhimmis devenir souverains sur une terre qui fut Dar al islam durant le règne de l’Empire Ottoman. Depuis, Israël a grandi, a prospéré, cultivé sa terre, a construit un pays, une armée forte : Tsahal étant sans aucun doute l’armée la plus éthique au monde.

Si Natacha Polony avait approfondi ses connaissances en Histoire, cela lui aurait évité d’écrire des contre-vérités et de présenter le conflit actuel, à charge contre Israël.

Dans un conflit, il y a toujours un attaquant et un attaqué. Or notre journaliste qui nous parle de « la situation actuelle » nous dit qu’elle résulte de la

« radicalisation qui ronge l’ensemble du monde » 

La radicalisation de qui, de quoi ? Et de quel monde s’agit-il ? Cela s’appelle noyer le poisson, pour dire aussitôt après que

« le Hamas et les intégristes Juifs se font la courte échelle »

Ainsi, elle renvoie dos à dos le Hamas-organisation terroriste, reconnue comme telle par l’ONU, et des intégristes israéliens… Cela n’a aucun sens ! Du coup le Hamas n’est plus le fauteur de guerre.

Cette prémisse étant posée, elle peut continuer à taper sur Israël, bien qu’il soit la victime du Hamas qui a fait la démonstration, une fois de plus, de son potentiel d’armes, de roquettes et de missiles stockés dans les tunnels appelés Métro et qui renaissent, après chaque destruction, grâce aux aides pharaoniques de l’UNRWA et de nos impôts !

Et notre journaliste de se poser la question à dix shekels :

« Pourquoi ne semble-t-il pas possible de trouver un accord acceptable par les deux parties ? »

Question Shakespearienne ! Et de nous faire remonter à l’époque bénie où Menahem Begin avait invité Anouar El Sadate afin de signer la paix entre les deux pays. Le Président égyptien l’a payé de sa vie, assassiné par les Frères musulmans.  Cela, N. Polony ne le rappelle pas, par contre elle souligne que

« Begin était l’ancien chef de l’Irgoun, organisation ultranationaliste juive et Premier Ministre du Likoud, le parti le plus anti-arabe. »

C’est donc un ultra-nationaliste qui a signé la paix avec l’Égypte ! Si j’avais mauvais esprit, je dirais que Madame Polony ne rate pas une occasion de dénigrer Israël ! Elle oublie également de dire que cette paix n’a pu avoir lieu que grâce à la victoire militaire d’Israël sur l’Égypte. Si le stratagème de Levi Eshkol n’avait pas fonctionné, Israël aurait été rayé de la carte.

Et, alors qu’Israël est attaqué d’Ashkelon à Tel Aviv et Jaffa, notre journaliste pilonne l’État hébreu de propos invraisemblables :

« C’est bien le réveil des intégrismes qui fracture aujourd’hui Israël jusqu’à en faire un État de moins en moins démocratique et égalitaire, et qui enferme les Palestiniens de Gaza dans une logique suicidaire ».

La logique de Natacha Polony a des méandres qu’il faut suivre à la loupe pour comprendre son raisonnement !

Au cas où le lecteur n’aurait pas encore compris, on discerne la cause profonde du conflit israélo-palestinien : c’est Israël le coupable : à cause des « intégrismes », et parce qu’il a perdu son label « de pays démocratique et égalitaire ». Le Hamas, lui, n’a pas pu le perdre puisqu’il est tout sauf démocratique ! La malhonnêteté intellectuelle nous plonge parfois dans un abîme de perplexité !

On aura compris que le Hamas n’est coupable de rien et qu’Israël est coupable de tout et surtout du malheur des Palestiniens. Sans doute n’a-t-elle pas entendu parler de l’usage de la population de Gaza, comme bouclier humain, contre les répliques de Tsahal qui, lui, s’efforce de prévenir cette population des frappes à venir ! C’est une chose que tout le monde sait, mais madame Polony semble l’ignorer…

Conclusion : la seule issue au conflit serait un État palestinien à côté d’Israël. Mais là encore la faute revient à Netanyahou avec ses « colonies » (implantations juives en Judée et Samarie, territoires « contestés. ») Si les « colonies » étaient démantelées… l’espoir reviendrait… Madame Polony nous parle beaucoup d’espoir mais se voile la face.

Un État palestinien est devenu l’Arlésienne.

– En effet, M. Abbas veut le démantèlement des « colonies » avant toute discussion et le Hamas ne veut pas d’État palestinien, car son fonds de commerce c’est le Djihad ou/et l’Intifada.

– Si les Arabes avaient réellement voulu un État, ils l’auraient depuis longtemps.

– Depuis la partition de la Palestine. N. Polony oublie que Gaza a été donné aux Palestiniens grâce à Ariel Sharon en 2005. On peut penser que ce fut une faute, mais c’est un autre sujet ! Qu’ont-ils fait de ce territoire ? Une zone de guerre permanente sans se préoccuper de la vie misérable de leur population. Le Hamas, organisation terroriste, vit dans le luxe, avec l’argent que nous donnons et qui est sensé aider la population. Le peuple palestinien est la première victime des fanatiques islamistes qui ne veulent pas d’État palestinien mais dont le seul but est l’éradication d’Israël. C’est à cela que servent les aides de la communauté internationale.

En conclusion,

– Natacha Polony se comporte en dhimmie, c’est-à-dire qu’elle se soumet – peut-être sans le savoir, au récit victimaire des islamistes, renvoyant dos à dos les Israéliens qui défendent leur nation et le Hamas, dont la raison d’être est de chasser les Juifs et de reprendre une terre qui ne lui a jamais appartenu.

– En critiquant exclusivement Israël, elle se dédouane auprès de l’ultra-gauche française et des musulmans qui haïssent les Juifs. Elle pense qu’en accusant Israël, en reprenant le terme de colons, terme impropre qui délégitime les constructions en Cisjordanie, en joignant sa voix au concert antisioniste, c’est-à-dire anti-juif, elle préserve sa position de journaliste-éditorialiste et conforte la mise au ban de l’Hébreu par les nations européennes, la France en tête.

– Rappelons qu’elle n’a pas un seul mot de compassion pour le peuple israélien bombardé pendant onze jours, obligé de se terrer dans les abris (car heureusement le gouvernement a prévu des abris pour son peuple !) Pour les soldats tués, pour les civils tués, pour leurs maisons détruites…

– Non, la seule chose qu’elle trouve à dire, c’est

« qu’Israël se délite et s’éloigne de l’idéal démocratique… »

– Puis elle déplore que les pays d’Europe soient,

« privés de tout poids et confrontés à l’importation systématique du conflit… »

Mais qui importe le conflit israélo-palestinien chez nous ?

Pourquoi ne nomme-t-elle pas l’extrême-gauche alliée aux musulmans qui vivent en France mais se sentent avant tout musulmans et très peu Français ? Elle fait ici l’aveu des erreurs (volontaires) des pays européens qui ont abdiqué toute politique de souveraineté, notamment en acceptant une immigration musulmane à flux continu1. Et c’est cette Europe qui passe son temps à dénigrer Israël et à exiger, quand il est attaqué, une retenue sans condition. Les critiques incessantes contre Israël montrent à l’évidence que ce pays n’a pas de légitimité aux yeux de l’E.U dès lors qu’il défend son existence et son territoire.

Oui, Natacha Polony fait, à travers ce texte, la preuve de sa parfaite soumission à la doxa musulmane alors qu’elle devrait dénoncer le véritable danger qui s’affirme chaque jour : l’islamisation en marche de notre pays. Elle devrait reconnaître que si Israël se bat, c’est non seulement pour son peuple mais aussi pour nous. Il devrait en être remercié et encouragé plutôt que vilipendé ! ET.

Évelyne Tschirhart

Lire également
La réaction de Yana Grinshpun à l’éditorial de Natacha Polony

1 Bat Ye’or : Eurabia : l’Axe Euro-Arabe, Jean-Cyrille Godefroy Éditions, 2015.

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