L’apologie du terrorisme est bien un délit (l’appel des 50)
Le diable se cache non dans le fait que l’homme tue, mais dans celui que les vertus indispensables au crime deviennent pour lui l’ordre du monde.
Kertesz (in Le refus)
La CGT et la LDH, associées à un certain nombre d’intellectuels et d’universitaires, « s’alarment », dans une tribune intitulée « L’apologie de terrorisme est le bâillon de la liberté », parue sur Mediapart en mai et relancée sur change.org en août[1], du délit d’apologie du terrorisme. Ce texte confond les accusations portées contre des militants écologistes jugés violents ou dangereux et la réponse à l’apologie du terrorisme, qu’il légitime à titre de réaction « aux crimes et aux massacres commis au Moyen-Orient ».
L’amalgame entre des militants écologistes et des djihadistes islamistes coupables de meurtres, viols, tortures et enlèvements de citoyens pacifiques est pour le moins surprenant. Les auteurs réclament-ils la liberté de faire l’éloge du crime, dès lors que les assassins prétendent incarner un peuple opprimé ? Trouveraient-ils des circonstances atténuantes à l’homme qui a mis le feu à la synagogue de La Grande Motte au motif qu’il s’était enveloppé dans un drapeau palestinien ? Au nom de la liberté doit-on blanchir une idéologie qui assassine ses défenseurs, de Charlie Hebdo à Samuel Paty ?
Comme si les meurtres les plus abjects et crapuleux devenaient légitimes selon leurs auteurs et leurs motivations. Faut-il accorder un droit à la cruauté et à la barbarie aux peuples qui souffrent ?
Cette pétition cherche manifestement, malgré le flou et les ambiguïtés de sa rédaction, à entériner des compromissions inacceptables avec les islamistes. Elle nie la nature terroriste des massacres du 7 octobre comme aboutissement d’appels à la haine et d’attaques perpétrées pendant des années par le Hamas, organisation terroriste, dont l’objectif affiché est la destruction d’Israël et l’établissement d’un État islamique, allié à l’Iran.
Les signataires se font ainsi complices du projet suprémaciste du Hamas et des Frères musulmans.
Les rédacteurs de cette tribune ont-ils oublié que le terrorisme a frappé la France, abattant des enfants dans leur école à Toulouse et des centaines de civils à Nice, dans les rues de Paris et au Bataclan ? Ignorent-ils que les victimes de l’islamisme se comptent en centaines de milliers dans les pays arabes, en Afrique et en Asie ?
Le délit d’apologie du terrorisme limite la liberté d’expression, certes, mais c’est pour défendre l’intérêt supérieur de millions de personnes menacées par la barbarie. Et appeler à l’impunité pour l’apologie du terrorisme lorsqu’il frappe le peuple d’Israël, c’est ouvrir grand la porte à l’antisémitisme, clairement exprimé par le Hamas et ses thuriféraires.
Les lois de la République française, qui interdisent l’antisémitisme, comme toute autre discrimination, et l’apologie du terrorisme, ne bâillonnent que des crapules revendiquant « la liberté » de massacrer. Nous ne pouvons que nous féliciter de l’existence de ces lois !
Une première liste de signataires est parue dans le Point, le 25 août 2024
Laurence Croix, maître de conférences HDR à l’université, psychanalyste
Jean-Yves Camus, chercheur associé, Pôle Sécurité Défense, Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)
Alexandre Feigenbaum, directeur de recherche, président de l’observatoire international de la dhimmitude, Dhimmi Watch
Nathalie Heinich, sociologue,
Guy Konopnicki, écrivain
ET
Itzhak Assuied
Élisabeth Badinter, philosophe, femme de lettres
Hélène Benatar
Véronique Benzaken, Professeur d’université, CNRS
Anne-France Bouchy, Psychologue clinicienne, expert judiciaire près de la cour d’Appel de Versailles
Chochana Boukhobza, romancière, essayiste et cinéaste
Claire Brière Blanchet, essayiste
Rosy Brakha, enseignante et formarice
Jean-Jacques Chapoutot, psychanalyste
Huguette Chomski Magnis, secrétaire générale du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme
Stéphane Clairin, artiste plasticien
Aviva Cohen Psychanalyste et traductrice
Denis Cuniot, pianiste et conteur
Dimitri de Clercq, cinéaste
Stéphane Dugowson, enseignant-chercheur
Béatrice Dulk, psychanalyste
Malcolm F. Lowe, chercheur académique
Renée Fregosi, philosophe et politologue
Jean-Charles Goldberg, Secrétaire Général de Dhimmi Watch
Patrice Gree, libraire
Christian Jambet
Charles Kappenstein, professeur émérite, faculté des sciences, université de Poitiers
Lysiane Lamantowicz, psychiatre, psychanalyste
Louise Lambrichs, romancière, essayiste et poète
Didier Lemaire, professeur de philosophie, secrétaire général de l’association Défense des serviteurs de la République
François Margolin, cinéaste
Denis Meimoun, pédagogue, comédien
Tony Milhem, enseignante
Guillaume Moscovitz, cinéaste
Jean-Jacques Moscovitz, psychiatre, psychanalyste, président de l’association Psychanalyse actuelle
Françoise Mouraille, présidente de l’association Défense des serviteurs de la république
Maya Nahum, auteure
Arestakes Nevcheherlian, sculpteur d’origine arménienne
Richard Prasquier, cardiologue, ancien Président du CRIF
Marielle Robaut, créatrice de costumes
David Rofé-Sarfati , psychanalyste
Richard Rossin, écrivain, ancien secrétaire général de MSF, co-fondateur de Médecins du Monde, ancien vice-président de l’Académie Européenne de Géopolitique
Jacqueline Schaeffer, psychanalyste
Béatrice Steiner, psychiatre, psychanalyste
Pierre-André Taguieff, chercheur au CNRS
Jean-Jacques Taïeb, contrôleur de gestion et chargé de communication
Olivier Véron, éditeur « Les provinciales »
Martine Vibert-Lachkar , psychiatre
Simone Wiener, psychanalyste
Sonya Zadig, psychanalyste, écrivain
[1] https://www.cgt.fr/actualites/france/mobilisation/tribune-lapologie-de-terrorisme-est-le-baillon-de-la-liberte

