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Rassurez-vous : Il n’y a pas de génocide à Gaza (John Spencer)

Juil 24, 2025

Rassurez-vous : Il n’y a pas de génocide à Gaza (John Spencer)

Certains de vous seront rassurés à la lecture de cet article.[1] D’autres seront déçus, parce qu’ils jouissent d’accuser les Israéliens et même tous les Juifs de génocide. Ceux-là préfèreront les articles des islamistes, ravis de crier au génocide et de se victimiser, alors qu’ils ont initié la guerre et qu’ls tiennent entre leurs mais les clefs de la paix : il leur suffit de rendre les otages ! Les islamistes mènent la guerre par une gigantesque campagne de propagande, démonisant Israël, qui n’est qu’un état qui doit être soumis à l’islam (dhimmi), comme ils l’expliquent dans la charte du Hamas.

Nous donnons ici la parole à John Spencer, expert militaire. Son article s’intitule : « I am a war scholar : there is no genocide in Gaza » (je suis expert militaire. Il n’y a pas de génocide à Gaza). Spencer répond à l’article de Omar Bartov dans le New York Times du 15 juillet, intitulé : « I’m a Genocide Scholar. I Know It When I See It ». (je suis expert en génocides, je sais le reconnaître quand j’en vois un)

Dans son éditorial du New York Times intitulé « Je suis un spécialiste du génocide. Je le reconnais quand je le vois », Omer Bartov a accusé Israël de commettre un génocide à Gaza. En tant que professeur d’études sur le génocide, il devrait être plus avisé. Le génocide ne se définit pas par quelques commentaires sortis de leur contexte, par des estimations de victimes ou de destructions, ou par l’image de la guerre dans les gros titres ou sur les réseaux sociaux. Il se définit par l’intention spécifique de détruire un groupe national, ethnique, racial ou religieux, en tout ou en partie. C’est une barre juridique élevée. Bartov ne l’a pas atteinte. Il n’a même pas essayé. 

Je me suis rendu à Gaza

Je ne suis ni avocat ni militant politique. Je suis un expert en guerre. J’ai dirigé des soldats au combat. J’ai entraîné des unités militaires au combat urbain pendant des décennies et étudié et enseigné l’histoire militaire, la stratégie et les lois de la guerre pendant des années. Depuis le 7 octobre, je me suis rendu à Gaza à quatre reprises, intégré aux Forces de défense israéliennes. J’ai interviewé le Premier ministre israélien, le ministre de la Défense, le chef d’état-major de Tsahal, les dirigeants du Commandement Sud et des dizaines de commandants et de soldats sur le front. J’ai examiné leurs ordres, observé leur processus de ciblage et vu des soldats prendre de réels risques pour éviter de blesser des civils. Rien de ce que j’ai vu ou étudié ne ressemble à un génocide ou à une intention génocidaire. 

Bartov affirme que cinq déclarations de dirigeants israéliens prouvent une intention génocidaire. Il commence par les propos du Premier ministre Netanyahou, le 7 octobre, selon lesquels le Hamas “paierait un prix exorbitant”. Il ne s’agit pas d’un appel au génocide. C’est ce que dirait tout dirigeant après la pire attaque terroriste de l’histoire du pays. Il cite également les déclarations de Netanyahou selon lesquelles le Hamas serait détruit et les civils devraient évacuer les zones de combat. Cela ne témoigne pas d’une volonté de détruire un peuple. C’est ce que font les militaires professionnels lorsqu’ils combattent un ennemi qui se cache parmi les civils. 

Bartov présente la référence de Netanyahou à “souvenez-vous d’Amalek” comme une preuve irréfutable. [Natanyaou l’a prononcée le 29 octobre 2023[2]]. Or, il s’agit d’une phrase issue de l’histoire et de la tradition juives. Elle est gravée au mémorial de la Shoah en Israël, Yad Vashem, et figure également sur celui de La Haye. Dans les deux cas, elle sert d’avertissement à la vigilance face aux menaces, et non d’appel au massacre. 

Bartov souligne également l’utilisation par le ministre de la Défense Gallant de l’expression “animaux humains” pour décrire les combattants du Hamas. Il ne s’agit pas d’un crime de guerre. Juste après le massacre, le viol et l’enlèvement de civils du 7 octobre, nombreux sont ceux qui comprendraient, voire partageraient, cette réaction. 

Les ministres d’extrême-droite ne commandent pas les troupes

Incapable de déceler les intentions de ceux qui dirigent réellement la guerre, Bartov se tourne vers des politiciens d’extrême droite comme Bezalel Smotrich et Nissim Vaturi. Ces individus ne commandent pas les troupes, ne donnent pas d’ordres et n’influencent pas les décisions sur le champ de bataille. J’ai étudié les ordres eux-mêmes. Ils se concentrent sur la destruction du Hamas, le sauvetage des otages et la protection des civils autant que possible. Leur rhétorique est sans rapport avec l’affaire judiciaire. 

 

Égards aux civils

Israël a pris des mesures extraordinaires pour limiter les dommages aux civils. Il prévient les attaques par SMS, appels téléphoniques, tracts et radios. Il ouvre des couloirs de sécurité et suspend les opérations afin que les civils puissent quitter les zones de combat. Il suit la présence civile jusqu’au niveau des bâtiments. J’ai vu des missions retardées ou annulées parce qu’il y avait des enfants à proximité. J’ai vu des soldats israéliens essuyer des tirs et recevoir malgré tout l’ordre de ne pas riposter, de peur de blesser des civils. 

Une quantité d’aide humanitaire considérable

Israël a fourni à Gaza plus d’aide humanitaire que n’importe quelle armée de l’histoire n’en a fourni à une population ennemie en temps de guerre. Plus de 94 000 camions transportant plus de 1,8 million de tonnes d’aide sont entrés sur le territoire. Israël a soutenu des hôpitaux, réparé des canalisations d’eau, amélioré l’accès à l’eau potable et permis à plus de 36 000 patients de quitter Gaza pour se faire soigner à l’étranger. 

L’armée israélienne a coordonné l’acheminement de millions de doses de vaccin, fourni du carburant aux hôpitaux et aux infrastructures, et facilité l’acheminement de nourriture et de médicaments par l’intermédiaire de l’ONU, d’organisations humanitaires et de partenaires privés. La Fondation humanitaire américano-israélienne pour Gaza a à elle seule distribué plus de 82 millions de repas, soit un à deux millions par jour, tout en affaiblissant le contrôle du Hamas sur l’aide. Il ne s’agit pas d’un génocide. Il s’agit d’une politique humanitaire responsable et historique en pleine guerre. 

Les chiffres du Hamas

Bartov cite sans équivoque les bilans des autorités sanitaires du Hamas. Il affirme que 58 000 personnes ont été tuées, dont 17 000 enfants. Or, ces chiffres proviennent d’une organisation terroriste. Ils mélangent civils et combattants et considèrent toute personne de moins de 18 ans comme un enfant, alors que le Hamas utilise des adolescents et des jeunes enfants comme combattants. Ces chiffres ne sont pas vérifiés de manière indépendante et contiennent des informations erronées, notamment sur les noms, l’âge et le sexe. Les morts civiles sont tragiques, mais à Gaza, elles font aussi partie de la stratégie du Hamas. 

Les guerres ne sont pas des génocides

Aucune opération militaire n’est jugée uniquement sur le nombre de morts ou de destructions. Si l’on suivait la logique de Bartov, toute guerre majeure serait qualifiée de génocide. Deux millions de civils sont morts pendant la guerre de Corée, soit une moyenne de 54 000 par mois. Les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont fait des centaines de milliers de morts. La lutte contre Daech a rasé plusieurs villes et tué des dizaines de milliers de personnes. Aucune de ces guerres n’a été considérée comme génocidaire. Gaza non plus. Une guerre est évaluée en fonction des actions des commandants, des objectifs fixés par les dirigeants et du respect des lois de la guerre par l’armée, et non en fonction de statistiques sorties de leur contexte. 

La guerre est un enfer. Elle est inhumaine, destructrice et horrible. Mais elle n’est pas automatiquement un crime. Les nations ne doivent pas prendre pour cible les civils. Elles doivent respecter les règles de distinction et de proportionnalité, et prendre toutes les précautions possibles pour éviter de blesser des civils. Israël le fait. Je l’ai constaté. 

Israël a minutieusement préparé les évacuations

Cet été, à Rafah, Israël a passé des semaines à préparer les évacuations. Il a ouvert de nouvelles zones de sécurité et attendu que les civils se soient déplacés avant de frapper des cibles du Hamas. Cette opération a tué le commandant en chef du Hamas, récupéré des otages et maintenu le nombre de victimes civiles à un niveau très bas. Elle illustre clairement la détermination et les actions extraordinaires d’Israël pour protéger les civils tout en ciblant uniquement le Hamas, un aspect ignoré par ceux qui réduisent la guerre à des gros titres et des chiffres. 

Ce qui se passe à Gaza est tragique. Mais ce n’est pas un génocide. Et ce n’est pas illégal. 

Ce n’est pas un génocide

Un génocide exige une intention claire et démontrable de détruire un peuple par des actes soutenus et délibérés. Cette charge de la preuve n’a pas été satisfaite. Bartov et d’autres n’ont même pas essayé. 

De même, les lois de la guerre n’interdisent pas la guerre elle-même. Elles exigent que les opérations militaires fassent la distinction entre combattants et non-combattants, que la force soit proportionnelle à l’objectif visé et que les commandants prennent toutes les précautions possibles pour protéger la vie civile. J’ai observé Tsahal agir exactement de la sorte. J’ai été témoin de retenue, d’aide humanitaire et d’un respect délibéré des normes juridiques, souvent au prix d’un sacrifice tactique. 

Il ne s’agit pas d’une campagne d’extermination. Il s’agit d’une guerre contre le Hamas, une armée terroriste intentionnellement implantée dans des zones civiles. 

La loi compte. La précision aussi. Et surtout, la vérité compte. 

John Spencer est titulaire de la chaire d’études sur la guerre urbaine au Modern War Institute et anime le podcast Urban Warfare Project. Il a servi vingt-cinq ans comme fantassin, dont deux missions de combat en Irak. Il est coauteur de l’ouvrage Understanding Urban Warfare.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.johnspenceronline.com


[1] Titre original de l’article : I’m a War Scholar. There Is No Genocide in Gaza (je suis un expert militaire, il n’y a pas de génocide à Gaza) ; https://substack.com/home/post/p-169047051 . Traduction libre, sous titres et note sont par Dhimmi Watch

[2] Des organisations d’extrême-gauche se sont saisies de cette expression pour dire qu’il s’agit, aussi pour Israël, d’une guerre religieuse (et non de survie). Voir Inprecor , 13/6.2024 (IVème internationale) : L’invocation d’Amalek en Israël : de la rhétorique religieuse extrémiste au projet totalitaire culminant dans le génocide de Gaza ; https://inprecor.fr/node/4112


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