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Pseudo-génocide (4) : Incohérences de l’accusation de la Commission Pillay (Salo Aizenberg-analyse)

Nov 22, 2025

Pseudo-génocide (4) : Incohérences de l’accusation de la Commission Pillay (Salo Aizenberg-analyse)

L’ONU a nommé une Commission présidée par Navi Pillay pour juger de l’accusation de génocide. Salo Aizenberg a analysé le rapport Pilay pour l’ONG UN Watch : ses conclusions sont dramatiques : dossier bâclé, erreurs, affirmations non étayées, partis pris [1]. Vous pouvez aussi le dossier complet[2]. Dhimmi Watch vous a déjà informé que cette accusation émane du Hamas, par des statistiques truquées et rapportées sans vérification par la presse [3]. Le fait que le rapport de la Commission Pillay soit bâclé confirme une terrible réalité : l’ONU n’est plus crédible, car son agence locale de Gaza, l’UNRWA, est sous contrôle du Hamas. L’ONU se trouve dans l’incapacité d’appliquer les règles internationales qu’elle a elle-même formulées[4]. Pour le dernier article de Aizenberg, voir [5]

Ce document formule des accusations extrêmes et infondées contre l’État d’Israël, s’appuyant sur un récit partial qui ignore les faits contredisant ses conclusions préconçues. La Commission Pillay, censée être un organe d’enquête indépendant, a produit un rapport qui n’est rien d’autre qu’une propagande pro-Hamas déguisée en argument juridique. Ce rapport porte gravement atteinte à l’établissement des faits au niveau international, au droit international et au système des Nations Unies dans son ensemble.

Les accusations de génocide figurent parmi les plus graves pouvant être portées contre un État. Elles évoquent les épisodes les plus sombres de l’histoire moderne, tels que la shoah, le Rwanda et Srebrenica, et entraînent d’immenses conséquences juridiques ainsi qu’un profond poids moral. C’est pourquoi la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948 fixe un seuil délibérément élevé : le génocide requiert une intention spécifique de détruire, en tout ou en partie, un groupe protégé « en tant que tel ».

L’intention génocidaire n’est établie que lorsqu’il n’existe aucune autre interprétation raisonnable. Les preuves de pertes civiles massives, de destructions considérables ou de propos incendiaires ne suffisent pas ; il faut prouver que les morts et les souffrances résultent d’une politique délibérée d’extermination d’un peuple. Établir une telle intention est l’un des aspects les plus difficiles du droit international, et l’accusation de génocide portée contre Israël échoue à ce stade, même avant de prendre en compte les distorsions de sa conduite à Gaza dans le rapport.

Le rapport de la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies présente des lacunes rédhibitoires : son raisonnement est profondément erroné, ses preuves peu fiables et sa méthodologie infondée. Il interprète de manière sélective et erronée les déclarations des dirigeants israéliens, accepte des chiffres non vérifiés concernant les victimes du Hamas, ignore le recours systématique du Hamas à des boucliers humains, s’appuie sur des reportages médiatiques non vérifiés (comme ceux d’ Al-Jazeera ) et présume que les morts civiles à Gaza sont uniquement le résultat de frappes délibérées d’Israël.

Ses omissions sont tout aussi frappantes. Le rapport efface le Hamas de la liste des belligérants actifs ; tout au long de ses 72 pages, il ne mentionne jamais que Tsahal est engagée dans un conflit avec une force de 30 000 combattants ayant construit un champ de bataille fortifié par 500 kilomètres de tunnels. De telles lacunes privent le document de toute crédibilité juridique et le rendent indiscernable d’une propagande déguisée en texte juridique.

Cette réfutation examine les principaux défauts du rapport de l’ONU (le “Rapport”) publié par la Commission d’enquête (la “Commission”). Elle démontre pourquoi les preuves présentées ne permettent pas de conclure à un génocide au regard du droit international. En voici un résumé des principales lacunes :

1.⁠ ⁠Absence de preuve d’une intention de commettre un génocide

L’intention spécifique de détruire un groupe protégé constitue le critère central et extrêmement exigeant dans toute affaire de génocide. L’allégation d’intention génocidaire présentée par la Commission échoue sur ce seul point, reposant sur une interprétation alambiquée des déclarations, des citations sélectives et des conjectures plutôt que sur des preuves irréfutables.

2.⁠ ⁠Omission du Hamas en tant que belligérant

Le rapport omet de mentionner que Tsahal est engagée dans des combats contre une force du Hamas estimée à 30 000 hommes à Gaza, ainsi que contre des milliers de combattants d’autres groupes armés. Le lecteur pourrait en conclure que Tsahal n’est déployée que contre des femmes et des enfants, le Hamas étant totalement absent du récit. La Commission ne cherche même pas à analyser la guerre elle-même, car dans sa version alternative de la réalité, il n’y en a pas.

3.⁠ ⁠Le silence sur l’infrastructure militaire du Hamas

Le rapport passe sous silence le renforcement militaire opéré par le Hamas à Gaza depuis 17 ans, notamment son vaste réseau de tunnels, ses bâtiments piégés et son arsenal massif. En ignorant cette réalité, le rapport prive le conflit de son contexte militaire et interprète des cibles militaires légitimes comme des preuves de génocide.

4.⁠ ⁠Omission de l’utilisation des infrastructures civiles par le Hamas :

La Commission ignore la stratégie de bouclier humain ouvertement reconnue par le Hamas, notamment son utilisation de mosquées, d’écoles, d’immeubles résidentiels et d’hôpitaux pour dissimuler des tunnels et des armes. Au lieu de cela, les dommages causés à ces sites sont systématiquement présentés comme un ciblage délibéré de civils par Israël.

5.⁠ ⁠Absence de reconnaissance de la crise des otages

Le rapport omet le fait que le Hamas avait pris des otages israéliens et [au moment de la présentation du rapport] continuait de les détenir, de les affamer et de les violer. Cette omission s’inscrit dans le cadre d’une invisibilisation plus générale du Hamas en tant qu’acteur actif à Gaza, privant ainsi le récit de la Commission d’éléments de contexte essentiels.

6.⁠ ⁠Recours aux données sur les pertes civiles fournies par le Hamas

Malgré le long historique du Hamas en matière d’exagération des décès de civils et son statut d’organisation terroriste désignée par les États-Unis et l’UE, ses chiffres sont traités comme des faits alors que les données de Tsahal sur les combattants tués sont ignorées.

7.⁠ ⁠Les morts civiles instrumentalisées comme preuves de génocide :

Le rapport présente les pertes civiles comme une preuve prima facie d’intention génocidaire plutôt que comme des conséquences tragiques et inévitables de la guerre urbaine, exacerbée par la stratégie du Hamas consistant à utiliser des boucliers humains. Le rapport cite de nombreux incidents où des civils ont été tués, présentés comme des actes intentionnels et ciblés d’Israël, sans aucune preuve.

8.⁠ ⁠Les conséquences inévitables de la guerre sont traitées comme des crimes

les impacts réguliers et attendus de la guerre sur les civils, tels que les impacts sur la santé mentale, les difficultés d’accès aux soins médicaux et les déplacements, sont présentés comme des preuves de génocide plutôt que comme des conséquences inévitables des conflits urbains.

9.⁠ ⁠La dévastation urbaine présentée comme une extermination

les dégâts à grande échelle sont cités comme preuve de génocide, ignorant que les combats urbains produisent intrinsèquement des destructions importantes, en particulier lorsque les forces militaires sont intégrées dans des zones civiles.

La Commission ignore également une évidence

les souffrances des Gazaouis pourraient être considérablement réduites, voire cesser, si le Hamas libérait tous les otages et renonçait au contrôle de Gaza. L’idée que la population victime du génocide présumé ait le pouvoir d’y mettre fin mais refuse de le faire est sans précédent dans l’histoire des génocides et révèle un angle mort délibéré du rapport. Cette omission reflète la volonté plus générale de la Commission d’effacer le Hamas en tant qu’acteur du conflit, groupe doté d’une capacité d’action et de responsabilités, laissant ainsi aux lecteurs l’impression erronée que toutes les souffrances à Gaza sont imputables uniquement à Israël.

Le rapport est truffé d’erreurs factuelles et d’affirmations dénuées de fondement. Un inventaire complet de ces erreurs et de leurs corrections serait plus long que le rapport lui-même. Cette réfutation met en lumière des erreurs factuelles majeures et des omissions importantes sur lesquelles la Commission s’appuie pour étayer sa thèse de génocide.


[1] https://unwatch.org/un-watch-rebuttal-legal-analysis-of-pillay-commissions-september-2025-report-to-human-rights-council/

[2] https://unwatch.org/wp-content/uploads/2025/09/UN-Watch-Rebuttal-to-September-2025-Pillay-Commission-Report-to-UNHRC.pdf

[3] Les dossiers de Dhimmi Watch sur le pseudo-génocide selon la presse : https://dhimmi.watch/2025/11/15/pseudo-genocide-3-comment-bbc-arabic-a-adopte-linformation-du-hamas-michael-prescott/https://dhimmi.watch/2025/11/13/pseudo-genocide-2-comment-la-bbc-a-adapte-linformation-du-hamas-michael-prescott/https://dhimmi.watch/2025/11/08/pseudo-genocide-le-tournant-du-17-octobre-2023-alexandre-feigenbaum/

[4] Voir l’article paru sur le site Atlantico le 20 septembre 2025 : A. Feigenbaum : Pourquoi l’UNRWA refuse d’appliqer les décisions de la Commission Colonna https://atlantico.fr/article/decryptage/unrwa-refuse-t-elle-appliquer-decisions-commission-colonna-apres-7-octobre-nations-unies-Israel-otages-Palestine-Gaza-Hamas-Alexandre-Feigenbaum

[5] Dernoer article de l’auteur : https://blogs.timesofisrael.com/dont-buy-the-message-by-ta-nehisi-coates-its-antisemitic/

Reproduction autorisée à condition de citer Dhimmi Watch, le titre et le lien de l’article.

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